20941 résultats

ARIOSTE (Ludovico Ariosto, dit l').

Roland Furieux. Edition revue et corrigée, traduction par le comte de Tressan.

P., Paulin, 1846, 4 vol. in-16, xi-300, 280, 297 et 284 pp, notes, les 4 tomes reliés en 2 volumes demi-toile havane, dos lisses avec filets à froid, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état

Chef-d'œuvre de l'Arioste, poète italien de la Renaissance, le Roland Furieux (Orlando Furioso), parodie du poème chevaleresque, tresse, avec une habileté et une ironie, trois grands thèmes : la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, la folie de Roland vainement amoureux de l'inconstante Angélique, enfin les amours et le mariage de Roger et Bradamante, ancêtres imaginaires de la dynastie d'Este. Composé de 46 chants, mêlant le tragique au plaisant, le lyrique au romanesque, usant avec autant de liberté que de maîtrise de toute la culture européenne, d'Homère aux contemporains en passant par les romans médiévaux, le Roland furieux, expérience livresque et humaine de l'Arioste en une symphonie perpétuellement mouvante de personnages et d'événements qui, après l'écroulement des repères du Moyen Âge, reflète le scepticisme souriant de la Renaissance. Ses compatriotes, l'ont surnommé le divin Arioste et son ottava rima a été appelé ottava d'oro (la huitième d'or). Il publia son poème pour la première fois en 1516, en 40 chants, mais il ne cessa de le retoucher et en donna en 1532 une édition augmentée de six chants.

ARISTOPHANE.

Comédies. T. I : Les Acharniens - Les Cavaliers - Les Nuées. Texte établi par Victor Coulon et traduit par Hilaire van Daele.

Les Belles Lettres, 1934, in-8°, xxxii-403 pp, 2e édition revue et corrigée, broché, état correct. Texte et traduction (Coll. Budé)

Si Aristophane est de loin le premier des auteurs de comédies grecs, il est encore fort mal connu : les informations relatives à sa biographie sont rares et souvent douteuses. Ni la date de sa naissance ni celle de sa mort ne sont établies avec certitude : tout au plus peut-on affirmer qu'Aristophane était athénien et qu’il vécut entre 450 et 375 avant J.C. Ses œuvres cependant révèlent, à défaut de sa vie, ses opinions et surtout son audace : Les Acharniens osent, en pleine guerre du Péloponnèse, un plaidoyer pour la paix, Les Cavaliers s’insurgent contre la politique de Cléon, et Les Nuées sont un réquisitoire contre l’enseignement sophistique. Le dramaturge use de son puissant talent comique pour défendre ses idées : outre un auteur exceptionnellement drôle, Aristophane est aussi un ancêtre de l’écrivain engagé. Des 44 pièces composées, selon la tradition, par Aristophane, seules onze nous sont parvenues...

ARISTOTE.

Politique d'Aristote. Traduite du grec, avec des notes et des éclaircissements, par Charles Millon. On a joint à cet ouvrage une notice sur Aristote et sur ses Ecrits ; une liste chronologique des éditions de ses Oeuvres ; plusieurs Extraits de Platon, et les deux Traités des Xénophon sur les républiques de Sparte et d'Athènes.

Artaud, 1803, 3 vol. gr. in-12, cxxvj-287-384-403 pp, un portrait en frontispice, reliure modeste dos et coins demi-toile bleue, bon état

ARISTOTE.

Politique. Tome I : Introduction - Livres I et II. Texte établi et traduit par Jean Aubonnet.

Les Belles Lettres, 1960, in-8°, ccvi-261 pp, reliure demi-basane fauve mordorée à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, filets à froid sur les plats (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Coll. Budé). Texte grec et traduction française en regard

"Début d'une édition critique (texte et traduction) de “La politique” d'Aristote, dont le besoin se faisait cruellement sentir. L'introduction de deux cents pages, due au traducteur, constitue un véritable ouvrage qui examine successivement la place de “La politique” dans la vie et l'oeuvre d'Aristote, la composition et la date de “La politique” (il soutient avec raison, semble t-il, l'unité de sa composition et la valeur de l'ordre traditionnel des livres), enfin le destin de l'oeuvre : la place de “La politique” dans l'histoire des idées, ce qui lui permet d'esquisser un véritable tableau de l'histoire de la pensée politique." (Revue française de science politique, 1961) — Aristote traite de la science politique à partir du point de vue de la cité-Etat, point de vue dont il soutient qu'il est le plus favorable à l'épanouissement total du citoyen.

ARIÈS (Philippe).

L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime.

Plon, 1960, in-8°, iii-502 pp, 26 illustrations hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Civilisations d'hier et d'aujourd'hui). Edition originale, envoi a.s.

Philippe Ariès (1914-1984) s'est imposé par quelques ouvrages devenus des classiques de ce qu'on appelle l' « histoire des mentalités », et qu'on pourrait appeler ici l'histoire des sentiments profonds et secrets qui, à la limite du biologique et du sociologique, commandent la vie quotidienne des hommes. L'objet de cet ouvrage – qui est devenu un classique de notre historiographie – est d'approcher les sentiments anciens l'égard de l'enfance et de la vie familiale, à travers l'existence quotidienne, du Moyen Age au XVllle siècle, et de montrer, chemin faisant, à quel point le sentiment de la famille est un sentiment “moderne” qui n'a pu se développer qu'aux dépens de la société. La découverte de l'enfance est, en effet, récente. Dans la succession des âges, l'enfance était jadis comme “télescopée”. Partant, si la famille existait comme réalité, elle n'était pas considérée en tant que valeur morale et sentimentale. Mais voici que, peu à peu, on répugne à mélanger les enfants aux adultes; un nouveau sentiment familial apparaît alors qui s'organise autour des enfants et de leur éducation. Les contemporains n'ont pu percevoir un changement aussi lent : c'est de biais que l'auteur l'a saisi, grâce à l'iconographie, à l'histoire des jeux et de l'éducation... Ainsi, la famille s'est transformée profondément dans la mesure où elle a modifié ses relations internes avec l'enfant. Ce livre replace cette métamorphose de la famille dans l'ensemble de l'histoire sociale de l'Ancien Régime, tout en opposant à grands traits les caractères de cette société à ceux de notre temps. — "À ce procès de la famille, ou pour être plus exact, à l'enquête que notre temps poursuit sur la famille et l'enfance, le livre de Philippe Ariès apporte une contribution capitale." (Claude Mettra, Les Nouvelles littéraires) – "La leçon de ce livre est immense pour nous Occidentaux scolarisés, familiarisés, œdipianisés. Comme tous les livres d'histoire qui s'enfoncent à cette profondeur dans ce qui constitue notre archéologie, il nous dote d'un savoir comparatif déterminant, il nous permet de penser vraiment que tout n'a pas toujours été pareil." (Raymond Bellour, Le Magazine littéraire) – "Un livre étonnant, le seul à vrai dire qui propose une approche historique de l'enfance, un travail monumental qu'il faut connaître si l'on ne veut pas rester un imbécile." (Jean-Michel Damian, Politique hebdo).

ARIÈS (Philippe).

L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime.

Seuil, 1973, fort in-8°, xx-502 pp, 26 gravures hors texte, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)

Philippe Ariès (1914-1984) s'est imposé par quelques ouvrages devenus des classiques de ce qu'on appelle l' « histoire des mentalités », et qu'on pourrait appeler ici l'histoire des sentiments profonds et secrets qui, à la limite du biologique et du sociologique, commandent la vie quotidienne des hommes. — L'objet de cet ouvrage – qui est devenu un classique de notre historiographie – est d'approcher les sentiments anciens l'égard de l'enfance et de la vie familiale, à travers l'existence quotidienne, du Moyen Age au XVllle siècle, et de montrer, chemin faisant, à quel point le sentiment de la famille est un sentiment “moderne” qui n'a pu se développer qu'aux dépens de la société. La découverte de l'enfance est, en effet, récente. Dans la succession des âges, l'enfance était jadis comme “télescopée”. Partant, si la famille existait comme réalité, elle n'était pas considérée en tant que valeur morale et sentimentale. Mais voici que, peu à peu, on répugne à mélanger les enfants aux adultes; un nouveau sentiment familial apparaît alors qui s'organise autour des enfants et de leur éducation. Les contemporains n'ont pu percevoir un changement aussi lent : c'est de biais que l'auteur l'a saisi, grâce à l'iconographie, à l'histoire des jeux et de l'éducation... Ainsi, la famille s'est transformée profondément dans la mesure où elle a modifié ses relations internes avec l'enfant. Ce livre replace cette métamorphose de la famille dans l'ensemble de l'histoire sociale de l'Ancien Régime, tout en opposant à grands traits les caractères de cette société à ceux de notre temps. — "À ce procès de la famille, ou pour être plus exact, à l'enquête que notre temps poursuit sur la famille et l'enfance, le livre de Philippe Ariès apporte une contribution capitale." (Claude Mettra, Les Nouvelles littéraires) – "La leçon de ce livre est immense pour nous Occidentaux scolarisés, familiarisés, œdipianisés. Comme tous les livres d'histoire qui s'enfoncent à cette profondeur dans ce qui constitue notre archéologie, il nous dote d'un savoir comparatif déterminant, il nous permet de penser vraiment que tout n'a pas toujours été pareil." (Raymond Bellour, Le Magazine littéraire) – "Un livre étonnant, le seul à vrai dire qui propose une approche historique de l'enfance, un travail monumental qu'il faut connaître si l'on ne veut pas rester un imbécile." (Jean-Michel Damian, Politique hebdo).

ARIÈS (Philippe).

Le Temps de l'histoire.

Monaco, Editions du Rocher, 1954, in-12, 325 pp, broché, qqs rares soulignures crayon, couv. illustrée lég. salie, sinon bon état. Edition originale

"Tout en conservant et en perfectionnant son outillage scientifique de recherche, l'Histoire se conçoit comme un dialogue où le présent n'est jamais absent. Elle abandonne cette indifférence que les maîtres d'autrefois s'efforçaient de lui imposer. L'historien d'aujourd'hui reconnaît sans honte qu'il appartient au monde moderne et qu'il travaille à sa manière à répondre aux inquiétudes – qu'il partage – de ses contemporains. Son optique du passé demeure liée à son présent – un présent qui n'est pas seulement une référence de méthode. Désormais, l'Histoire cesse d'être une science sereine et indifférente. Elle s'ouvre au souci contemporain dont elle devient une manière d'être dans le temps de l'homme moderne. A une civilisation qui élimine les différences, l'Histoire doit restituer le sens perdu des particularités." (Philippe Ariès). Philippe Ariès (1914-1984) a écrit notamment “L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien régime” et “L'Homme devant la mort”.

ARIÈS (Philippe).

L'Homme devant la mort.

Seuil, 1977, gr. in-8°, 642 pp, notes, index thématique et index des noms, broché, couv. illustrée, qqs marques au stylo en marges, état correct (Coll. L'Univers historique). Edition originale

Livre I : Le temps des gisants ; Livre II : La mort ensauvagée. – Paru en 1977, le livre a connu immédiatement un succès très important : résultat de quinze ans de travaux sur plus d'un millénaire d'histoire occidentale, cette somme a animé et dominé un vaste mouvement de recherches et de publications sur les attitudes en face de la mort. – En 1975, Philippe Ariès publiait un petit livre d'Essais sur l‘histoire de la mort en Occident. L‘auteur qui depuis le début des années soixante s'était lancé en pionnier solitaire sur ce territoire quasi vierge, décidait – vu la récente et extraordinaire popularité du thème de la mort – de présenter en raccourci les conclusions auxquelles il était parvenu après tant d‘années de recherches. Ce n‘était que l‘ébauche d‘une grande oeuvre à venir. La voici enfin achevée. C‘est une somme – de patience, d‘érudition et de travail. C‘est un monument – plus d‘un millénaire d‘histoire psychologique, les sources les plus diverses mises à contribution, le foisonnement maîtrisé d‘une culture immense. C‘est une révélation : sous l‘histoire politique qui, dans notre subconscient, rythme notre passé collectif, l‘auteur nous révèle l‘évolution plus souterraine et sans doute plus essentielle des relations que l'homme d‘Occident a entretenues et entretient avec la mort. Du même coup sont élucidés quelques-uns des grands mystères séculaires qui gouvernent notre destin.

ARIÈS (Philippe).

Un historien du dimanche. Avec la collaboration de Michel Winock.

Seuil, 1980, in-8°, 219 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Souvenirs en toute liberté du grand historien, marqué dans sa jeunesse par l'Action Française. — Philippe Ariès a été en délicatesse avec les RR PP jésuites, un jury d'agrégation, le général de Gaulle, les curés de gauche, l'histoire événementielle, un monstre froid nommé l'Etat, l'administration, l'Université, le bacille de Koch, le national-progressisme de la droite au pouvoir, les enfants de Marx et de Coca-Cola. En revanche, il cousine ou conspire avec les Pieds-Noirs, les Algériens de Maisons-Laffitte, les gauchistes, les maurrassiens hétérodoxes, la liturgie latine, l'histoire selon les Annales, l'ancienne France, les Québécois, la sociabilité méditerranéenne, le vin blanc de Californie, Michel Foucault, Ivan Illich, la Maison de France... Historien d'avant-garde, longtemps solitaire, brusquement célèbre, il a pressé notre passé de quelques questions aussi nouvelles que fondamentales : quelles étaient les attitudes de nos ancêtres devant la naissance, l'enfance, la famille, la sexualité, la mort ? Avec lui, la vieille histoire historisante, la chronique des grands, les événements politiques, les guerres entre les peuples ont pris figure d'anecdotes : le tuf de notre passé est ailleurs, en deçà de nos consciences et au-delà de nos manuels. Personnalité peu commune, qui avoue ses contradictions avec une franche joie de vivre et un goût prononcé pour l'amitié, Philippe Ariès se rit des étiquettes sous lesquelles on voudrait consigner les individus et contenir les passions. S'il aime une chose entre toutes, c'est la liberté de l'esprit - comme on pourra l'apprécier tout au long de cet auto-portrait.

ARIÈS (Philippe) et Georges DUBY (dir.).

Histoire de la vie privée. Tome 1 : De l'Empire romain à l'an mil. Volume dirigé par Paul Veyne, avec les contributions de Peter Brown, Eveline Patlagean, Michel Rouche, Yvon Thébert et Paul Veyne.

Seuil, 1985, fort in-8° carré, 636 pp, très nombreuses illustrations dans le texte, 16 pl. en couleur hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

"De César et Auguste à Charlemagne, voire à l’avènement des Comnènes sur le trône de Constantinople, ce livre embrasse huit et même dix siècles de vie privée. Il ne le fait pas sans de grandes lacunes, qui sont voulues ; un inventaire complet serait sans attrait pour le lecteur cultivé. On a préféré découper, dans ce trop grand manteau, des morceaux à peu près cohérents dont les images s’animent encore." (Paul Veyne) — 1. L’Empire romain (Paul Veyne). – 2. Antiquité tardive (Peter Brown). – 3. Vie privée et architecture domestique en Afrique romaine (Yvon Thébert). – 4. Haut Moyen Age occidental (Michel Rouche). – 5. Byzance, Xe-XIe siècle (Évelyne Patlagean).

ARKELL (Anthony John).

A History of the Sudan. From the Earliest Times to 1821.

University of London, The Athlone Press, 1955, pt in-8°, xvi-249 pp, foreword by Sir Harold MacMichael, 24 pl. de photos hors texte, biblio, index, reliure pleine toile brique de l'éditeur, jaquette (défraîchie), bon état. Edition originale. Texte en anglais

ARLACCHI (Pino).

Les Hommes du déshonneur. La stupéfiante confession du repenti Antonino Calderone.

Albin Michel, 1992, in-8°, 343 pp, broché, couv. illustrée, bon état

ARLACCHI (Pino).

Mafia et Compagnies. L'éthique mafiosa et l'esprit du capitalisme.

Presses Universitaires de Grenoble, 1986, in-8°, 239 pp, traduit de l'italien, préface de Jean Ziegler, 12 documents (10 en fac-similé avec traduction en français), 11 tableaux, broché, couv. illustrée, discret C. de bibl., bon état

À une mafia peu organisée, ancrée dans la société traditionnelle, assurant une fonction sociale de médiation entre les communautés locales et leur environnement, fonction qui lui permet d'asseoir sa légitimité, aurait succédé une « mafia entrepreneuriale », fortement structurée, profitant des opportunités d'enrichissement que fournit le développement économique (marchés publics, trafic de drogue), insérée dans les appareils politiques et administratifs qui gèrent en Sicile l'essentiel des ressources sociales, recherchant beaucoup moins que par le passé le soutien diffus et la reconnaissance des populations, par là privée de la légitimité culturelle dont jouissait la « vieille mafia ». Un ouvrage qui décrit parfaitement l’esprit économique de la Mafia. Les méthodes utilisées sont le crime et par conséquent l’intimidation, le découragement de la concurrence, l’organisation autoritaire du travail s’accompagnant d’une disponibilité en ressources financières considérables, provenant notamment du blanchiment de l’argent criminel. L’auteur précise : « les importants capitaux engendrés par le circuit de l’activité illégale du mafioso tendent en effet à être versés dans le circuit des opérations des entreprises “légales” ». — Pino Arlacchi a été professeur associé en sociologie appliquée à l'Université de la Calabre, à l'université de Florence, et également professeur externe de l'université Columbia de New York. Il est devenu célèbre pour ses études et ses essais sur la mafia.

ARLAY (Pierre d').

Choses d'Afrique. Voyage d'un curieux.

P., Librairie classique et d'éducation, A. Pigoreau, s.d. (1891), in-8°, viii-398 pp, un frontispice et 3 planches gravées hors texte, reliure demi-toile rouge, dos lisse avec titres et caissons en noir, encadrements noir et or au 1er plat et noir au 2e plat, tranches dorées, bon état

Roman à destination de la jeunesse.

ARLINCOURT (Charles Victor Prévot, vicomte d').

L'Italie rouge, ou Histoire des Révolutions de Rome, Naples, Palerme, Messine, Florence, Parme, Modène, Turin, Milan, Venise, depuis l'avènement du Papie Pie IX, en juin 1846, jusqu'à sa rentrée dans sa capitale en avril 1850.

P., Allouard et Kaeppelin, 1850, in-12, xxxi-294 pp, sixième édition, reliure demi-chagrin vert, dos lisse à faux-nerfs pointillés, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

Charles-Victor Prévost d'Arlincourt, appelé Vicomte d'Arlincourt (1788-1856) est un romancier, poète et auteur dramatique. Chevalier de la légion d'honneur, Grand croix de François Victor de Naples et de Constantin de Parme, Commandeur de l'ordre de St Grégoire de Rome, Chevalier de St Louis, de Malte, de l'Étoile polaire etc. La popularité de cet écrivain, surnommé « le Prince des romantiques » avant de tomber peu à peu dans l'oubli, rivalisa au début des années 1820 avec celle de Victor Hugo. En 1850, il rapporte d'un voyage en Italie un récit, L'Italie rouge, où il dépeint ce que sont pour lui les horreurs du Risorgimento. — "L'Italie rouge : en France, la monarchie représentative conduisait à la royauté citoyenne ; celle-ci menait à la république démocratique et au bout de tout dela, était le « socialisme ». En Italie, les Carbonari créérent les sociétès secrètes qui fondèrent la Jeune Italie ; celle-ci menait à la république unitaire; et, au bout de tout cela, était « l'Italie rouge ». En chaque pays, différents noms, différents langages, diverses routes ; de deux côtés, même pensée, même but."

ARMAGNAC (Lieutenant d').

Le Mzab et les pays Chaamba. Bois et dessins de Mlle F. de Rode. Couverture de Mme Y. Kleiss-Herzig. Ouvrage orné de 24 hors texte en héliogravure.

Alger, Baconnier, 1934, gr. in-8° carré, 205 pp, 24 héliogravures hors texte tirées en sépia hors texte, bois, dessins et photos dans le texte, reliure demi-chagrin fauve à coins, dos à 5 larges nerfs, pièce de titre basane verte, fleuron doré, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état. Rare

Première partie. Le Mzab : Vers le Sud - la Chebka, terre d'exil - Ghardaïa - En remontant l'Oued Mzab – 2ème partie. Les pays Chaamba : Metlili, berceau des Chaamba - Le riant visage d'El-Goléa - histoire et légende d'El-Goléa - El-Goléa depuis l'occupation française - Ouargla - Le chameau - Renseignements touristiques.

ARMAND (Louis).

Savoie. Présentation de L. Armand, photographies de Loïc Jahan, notices géographiques, historiques et archéologiques de Pierre Moreau.

Hachette, 1958, in-8° carré, 126 pp, 59 pl. en noir et 8 pl. en couleurs hors texte, reliure de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s. (Coll. Les Albums des Guides Bleus)

ARMAND-MASSON (Claude).

Ligne Maginot, bastion inutile.

Fasquelle, 1942, in-12, 192 pp, 3 plans pleine page (profil de la casemate, sous-sol, rez de chaussée), broché, bon état

Ce livre, présenté comme un roman, est en fait un journal des derniers jours de la ''drôle de guerre'' (du 10 mai au 1er juillet 1940) vécus par les 26 hommes d'équipage de la casemate C24 situé en Lorraine, près de Crusnes entre Metz et Longwy. Les descriptions de la vie dans le confinement de la casemate sont riches en détails, notamment dans les moyens d'observations (périscope, épiscope, bloc-jumelle, projecteur, etc.). L'auteur traduit parfaitement l'amertume des soldats qui, sans avoir été vaincus, ont du remettre leurs armes aux troupes allemandes.

ARMBRUSTER (Carl J.).

La Vision de Paul Tillich.

Aubier, 1971, in-8°, 315 pp, broché, bon état

ARMENGAUD (André).

Démographie et sociétés.

Stock, 1966, in-8°, 212 pp, édition originale, ex. du SP, envoi a.s.

ARMENGAUD (André).

Démographie et sociétés.

Stock, 1966, in-8°, 212 pp,

ARMENGAUD (André).

La Famille et l'enfant en France et en Angleterre du XVIe au XVIIIe siècle. Aspects démographiques.

P., SEDES, 1975, in-12, 193 pp, biblio, broché, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Regards sur l'Histoire)

Bonne mise au point sur l'histoire de la famille et de l'enfant, issue d'un cours professé en 1974-1975 à l'Université de Toulouse-le Mirail. Bibliographie critique (12 p.) in fine.

ARMENGAUD (André).

Les Populations de l'Est-Aquitain au début de l'époque contemporaine. Recherches sur une région moins développée (vers 1845 - vers 1871). (Thèse).

P. et La Haye, Mouton et Co, 1961, gr. in-8°, 592 pp, 32 cartes et tableaux, biblio, index, broché, bon état

"Etude sur l'Ariège, la Haute-Garonne, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, divisée en trois parties : La première décrit l'état économique, social et démographique de la région vers la fin de la Monarchie de Juillet. La seconde traite des transformations de l'économie, de la société, et de la population régionales, de la fin de la Monarchie de Juillet aux premières années de la Troisième République. La troisième, est consacrée à l'étude de l'esprit public. (...) On voit ce que l'ouvrage apporte de nouveau : à l'image d'un sud-ouest prospère, il substitue le tableau d'une région à l'économie et au niveau de vie médiocres, où, dans la période considérée, la dépopulation s'explique plus par l'émigration que par la « dénatalité »." (Population, 1963)

ARMSTRONG (Hamilton Fish).

Tito et Goliath.

P., Les Iles d'Or, 1952, in-8°, 363 pp, broché, bon état

Sur la rupture avec le Kominform. Tout ce qui concerne les rapports entre la Yougoslavie et l'URSS a été confirmé dans une large mesure par le développement politique ultérieur.

[Arménie] – Jean-Claude Kebabdjian, Gérard Bédrossian (dir.).

Ani. Cahiers arméniens n° 1. Komidas, homme d'église, musicologue et créateur. – Armen Lubin, le passager clandestin de notre monde.

P., Editions Astrid, 1986, in-4°, 100 pp, 32 photos et illustrations, broché, bon état

Revue semestrielle, publiée par le Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA), “Ani. Cahiers arméniens” présente dans le n° 1 un ensemble très varié de textes « sans lien systématique, sinon celui du monde arménien », si ce n’est également un invisible fil d’Ariane qui court d’une communauté à l’autre, de Belleville à Kaboul, de l’homme d’église et musicologue, le RP Komintas, à l’écrivain Armen Lubin, du héros de la Résistance Missak Manouchian dont la revue nous donne quatre poèmes à Roustam, mamelouk de Napoléon. Pour terminer, des informations sur le Centre de Documentation arménienne, lié à la revue, et des notes de lecture. Le tout avec une mise en page élégante. — Table des matières : Komitas, homme d'église, musicologue et créateur. L’homme d’église (Mgr Kude Nakachian) ; Le musicologue (Marguerite Babaïan) ; Un inédit du R.P Komitas Une relique du Vardapet ; Parce que le cinéma est communication, regards sur une création filmique (Nicole Koulayan) ; Rue Piat, rue Rampal... la communauté de Belleville (Clément Lépidis) ; Trente ans d'assassinats, un pamphlet de Léon BIoy tiré de l’Assiette au beurre ; Vignettes arméniennes (Vardgués Pétrossian) : une traduction inédite d’un écrivain contemporain. // Armen Lubin, le passager clandestin de notre monde (Arpik Missakian) ; Deux textes d’Armen Lubin : Istanbul, Soleil noir ; L'arménologie et Rôle de la Revue des Etudes Arméniennes (Jacques Sislian) ; Les archives nationales à Erevan (Jean-Claude Kebabdjian) ; Un événement littéraire: la traduction du “Bateau sur la montagne” de Pierre Ter-Sarkissian (Gérard Bédrossian) ; Communautés lointaines: Kaboul (XVII-XIX siècles) (Michel Pazoumian) ; Issy-les-Moulineaux, une langue, une identité (Martine Hovanissian) ; Un peintre... Ardash, variations sur une oeuvre (Nicole Koulayan) ; etc.

[Arménie] – Jean-Claude Kebabdjian, Gérard Bédrossian (dir.).

Ani. Cahiers arméniens n° 2. Tiflis - dans la capitale du Caucase.

P., Editions Astrid, 1987, in-4°, 105 pp, 57 photos et illustrations, un plan de Tiflis et une carte, broché, bon état

Revue semestrielle, publiée par le Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA). — Table des matières : Tiflis dans la capitale du Caucase (pp. 10-63) ; Deux peuples frères (Tamas Naskidachvili) ; Au pays de la Toison d’or (Pierre Ter-Sarkissian) ; Les Arghoutian, portrait d’une famille (Serge Afanasyan) ; Une ville cosmopolite (Serge Andrieu) ; Vano Khodjabékian, scènes de la vie pittoresque (Lida Mailian) ; Les kinjals de maître Guéourk (A Kakovine) ; Les enseignes de Tiflis, un texte d’Aghassi Aïvazian ; Une Babylone culturelle : les Arméniens (Gérard Bedrossian) ; Bedi Kartlisa, une revue au service des études caucasiennes ; Au cœur du Morvan : la Bibliothèque du Caucase ; Un creuset politique (Serge Afanasyan) ; 1er congrès des Arméniens de Russie (Nicole Koulayan). // Rencontre poétique : André Matossian, poèmes ; Les Arméniens protestants (René Léonian) ; Un peuple...sans marins ? (Jacques Sislian) ; Le Musée Arménien de France (Jean-Pierre Mahé) ; Musique-le système Limondian, d’après K. Kouchnarian, M. Mouradian et G. Gtodakian ; Archag Tchobanian, inspirateur des arménophiles français ; réflexion Sur une démarche singulièrement actuelle ; première partie : l’œuvre politique (Jean-Claude Kebabdjian) ; Pays-Bas – une présence (Béatrice Demirdjian) ; Jean Kazandjian – un peintre s’explique ; Notes de lecture.

[Arménie] – Jean-Claude Kebabdjian, Gérard Bédrossian (dir.).

Ani. Cahiers arméniens n° 3. Le Canada terre d'immigration.

P., Editions Astrid, 1987, in-4°, 105 pp, 35 photos et illustrations, 2 cartes, broché, bon état

Revue semestrielle, publiée par le Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA). — Table des matières : Le Canada (pp. 10-51) ; Le Canada terre d’immigration (Pierre Ter-Sarkissian) ; Bilinguisme et mosaïque ethnique (Nicole Koulayan) ; L’expérience multiculturelle au Canada (A. et K. Bedrossian) ; Une figure du multiculturalisme : Dr Kevork K Baghdjian ; Emigrants vers le Nouveau Monde (Garo Chichekian) ; Les « Georgetown Boys » (Jack Apramian) ; Itinéraires : Yervant Pastermajian, Tigrane Gabriel, Maryvonne Kendergi ; Une identité inscrite dans la modernité ; L’école Alex Manoogian d’Armen Québec ; L’école Sourp Hagop ; L’école des Soeurs Arméniennes Catholiques ; L’Association Culturelle Tekeyan ; L’Institut Zoryan du Canada ; Littérature arméno-canadienne (Lorne Shirinian) ; Avec Chaké Minassian, de l’Université du Québec à Montréal ; Approche d’une œuvre : Ara Baliozian ; Kaléidoscope. // Rouben Mamoulian (Arby Ovanessian) ; L’Europe à l’épreuve de la Turquie (Armand Sarian) ; « Les problèmes azerbaïdjanais » (Serge Afanasyan) ; « Mon ami Tigrane » (Pierre Ter-Sarkissian) ; Les Arts Arméniens, aux éditions Mazenod ; La Cilicie au carrefour des empires de Claude Moutafian (Gérard Bédrossian) ; Regard sur une œuvre : Mirella Aprahamian (Evelyne Kotchounian) ; «On n’a pas tous les jours vingt ans », Navasart au Zénith (Eddy Djololian) ; La psychologie de l’enfants, entretien avec Mme Jeanine Beaudichon ; Notes de lecture.

ARNAL (Jacques).

Boulevard de la Mondaine. Souvenirs recueillis par Jean-Pierre Imbrohoris.

Filipacchi, 1989, in-8°, 271 pp, annexes et documents

ARNAUD (Claude).

Chamfort. Biographie, suivie de 70 maximes, anecdotes, mots et dialogues inédits, ou jamais réédités.

Laffont, 1987, in-8°, 380 pp, 4 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, bon état

ARNAUD (Henri).

1789, l'Eglise de Marseille dans la tourmente.

Marseille, Chez l'auteur, 1988, in-8°, 232 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

ARNAUD (Jean-Louis).

Saïgon. D'un Vietnam à l'autre.

Gallimard, 1977, in-8°, 291 pp, Souvenirs de l'auteur, qui a séjourné au Vietnam et au Cambodge de 1973 à 1975 à la tête du Bureau de l'Agence France-Presse et qui fait cohabiter dans son récit personnages authentiques et fictifs. Il a connu les soldats de l'Armée de Libération du Sud-Vietnam, les a vus arriver à Saïgon et a recueilli au Cambodge des témoignages sur les Khmers Rouges.

ARNAUD (Jean-Luc)(dir.).

L'Urbain dans le monde musulman de Méditerranée.

P., Maisonneuve & Larose, 2002, gr. in-8°, 399 pp, qqs illustrations, figures et cartes, broché, couv. illustrée, bon état

"Depuis la période médiévale, le monde musulman de Méditerranée compte de nombreuses villes, d'importance variable en fonction des périodes et des lieux. Les travaux qui ont ces villes pour cadre sont abondants. L'urbain dans le monde musulman de Méditerranée a pour origine la réaction d'un groupe de chercheurs à la multiplication des recherches qualifiées d'urbaines et une volonté de contribuer à en renouveler le point de vue dominant. Aussi bien en ce qui concerne les terrains que les disciplines, la plus grande part des recherches affectées au domaine des études urbaines dans le monde musulman de Méditerranée considère la ville comme une toile de fond uniforme et sans qualification, comme un simple lieu privilégié d'observation à la faveur de la masse de population qu'elle regroupe. Pour évaluer les limites de cette posture et des approches monographiques qui s'ensuivent, il a été proposé à plusieurs spécialistes des villes et aussi à ceux qui la croisent dans leurs travaux ressortissant à divers domaines, périodes ou approches, de réfléchir à la manière dont l'urbain se manifeste ; comment et où ils se rencontrent et, éventuellement, suivant quelle modalité."

ARNAUD (Noël).

Les Métamorphoses historiques de Dada.

dans Critique n° 134, juillet 1958, in-8°, 26 pp, (sur 96), broché, bon état

Autres articles par Stephen R. Graubard (Le Pouvoir de la parole dans l'Angleterre victorienne), Roger Bauer (Le Joséphisme), etc.

ARNAUD (Pierre)(dir.).

Les Athlètes de la République. Gymnastique, sport et idéologie républicaine, 1870-1914.

Toulouse, Privat, 1987, gr. in-8° carré, 423 pp, 8 pl. de gravures hors texte, 11 tableaux, cartes et fac-similés pleine page, documents, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

Entre 1870 et 1914, on voit naître partout en France des milliers de sociétés et de clubs sportifs, touchant à peu près toutes les disciplines des sports et des jeux traditionnels. Pourtant, l'historien doit s'interroger sur la notion même de sport telle qu'elle était vécue collectivement aussi bien qu'individuellement à la jointure des deux siècles. Car le mouvement sportif est le miroir d'une société et son évolution sur toute cette période cruciale reste étroitement liée à l'Histoire de la République naissante : les luttes idéologiques, les fêtes, l'olympisme, la montée du sport féminin et du sport ouvrier sont autant de phénomènes, décrits et analysés dans l'ouvrage, qui permettent d'approfondir l'Histoire même de la société française, de ses institutions, de ses échecs comme de ses défis. D'autant qu'il n'est pas encore trop tard pour éclairer ce tableau de témoignages souvent émouvants sur les acteurs eux-mêmes.

ARNAUD (Raoul).

La vie turbulente de Camille Desmoulins.

Plon, 1928, in-12, 296 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Le roman des grandes existences)

Après avoir hurlé aux quatre vents avec la meute sanguinaire, après avoir même suscité ses pires débordements et mérité le titre de procureur de la lanterne, Camille Desmoulins pris conscience de la folie qui animait la Terreur, et, sous couvert d’érudition et de retour aux éternelles tragédies grecques, il osa ces deux brûlots que sont les numéros 3 et 4 du “Vieux Cordelier”, les dérobant avant édition à la vigilante censure de Rosbespierre… et ça lui vaudra une grande balafre en travers du col le 5 avril 1794 ! (La Carène)

ARNAUD (Raoul).

Sous la Rafale. Etudes d'histoire révolutionnaire, d'après des documents inédits. Une héroïne de la piété conjugale : Madame de La Fayette. – La fin tragique d'un mariage d'amour : Madame de Bellescize. – La Terreur à Nîmes : Mademoiselle Chabaud de Latour.

Perrin, 1913, fort in-8°, 391 pp, 6 pl. de gravures hors texte, broché, état correct

"M. Raoul Arnaud ajoute une étude très solide et très intéressante à celles qu'il a déjà publiées sur la Rvolution. “Sous la Rafale” est un ouvrage documentaire. Mais les récits, simplement traités, sont si émouvants par eux-mêmes ; ils nous font pénétrer la psychologie. des personnages de l'époque d'une façon si précise, que je ne connais guère de lecture plus attachante. Les romans d'aventures sont fades à côté de ces histoires tragiquement vécues, et c'est bien là qu'il faut rechercher la vérité sur le jacobinisme, la Terreur, et toutes les illusions « libérales » qui les ont enfantées. La Fayette est le type achevé des illusionnistes « constitutionnels » de 1789. Sa femme, – « héroïne de la piété conjugale, » comme la qualifie M. Arnaud, – a suivi pas à pas son mari dans toutes ses erreurs. Dans son salon se pressèrent « en foule » les « républicains de la plus belle eau » (Gouv. Morris). Le marquis, « dont toutes les préférences étaient pour la République, » avait employé une grande partie de sa fortune à « mettre son nom à la tète de la Révolution, » et cette « sainte folie » se perpétua. En son château de Chavagnac, Mme de La Fayette, devenue « suspecte, » préférait toujours la compagnie des « patriotes » à celle des aristocrates. Le supplice de Louis XVI lui fit horreur, mais les régicides, – Vergniaud, Desmoulins, Hérault, Danton, Robespierre – n'étaient-ils pas ses anciens commensaux ? Qu'avait-elle à en redouter ?.... En 1794, elle fut incarcérée au collège du Plessis, – la « boutique à Fouquier, » – où dix-sept cents détenus attendaient la guillotine. Parmi eux, se trouvait sa soeur, la vicomtesse de Noailles, dont le mari avait, lui aussi, donné tant de gages aux démagogues. Cependant, « elle ne fut jamais assaillie d'aucune crainte ; » elle était « patriote » et n'avait fait que du bien... Les « fournées » vidaient la prison : il y eut alors jusqu'à treize cent soixante-seize exécutions en sept semaines ! Mme de La Fayette, d'ailleurs bonne chrétienne, restait calme : « Je pardonne de tout mon coeur à mes ennemis, écrivit-elle dans son testament...., à mes persécuteurs quels qu'ils soient et même aux persécuteurs de ceux que j'aime. » Ces « persécuteurs, » c'étaient les guillotineurs de la maréchale de Noailles qui monta sur l'échafaud à l'âge de soixante-dix-sept ans, avec sa fille, la duchesse d'Ayen, sa petite-fille, la vicomtesse de Noailles, et une demi-douzaine d'autres dames... Le 9 thermidor sauva Mme de La Fayette qui, très courageusement, alla s'enfermer avec son mari dans la prison autrichienne d'Olmültz, où le « héros des deux mondes » expiait « le crime d'avoir été l'apôtre de la liberté. » Elle crut y mourir du scorbut. Délivrée en 1797, la famille alla s'établir à Witmold (Holstein), chez la soeur du duc d'Ayen, la comtesse de Tessé, toujours « libérale et voltairienne, » puis à Vianen, en Hollande, où La Fayette « se réjouissait de voir un arbre de la liberté devant sa fenêtre, » enfin à la Grange-Blesneau (en Brie). Elle mourut, en 1807, à Paris, chez Mme de Tessé, et fut enterrée au cimetière de Picpus : là reposaient seize cents victimes de la Révolution, parmi lesquelles sa mère, sa grand'mère et sa soeur, guillotinées cinq jours avant la chute de Robespierre... “Sous la Rafale” renferme deux autres récits intitulés : La fin tragique d'un mariage d'amour, Mme de Bellescize, et La Terreur à Nîmes : Mlle Chabaud de Latour. Le premier de ces « épisodes » présente de curieux détails sur les massacres de Pierre-en-Cise, – la « Bastille lyonnaise, » – dont le marquis de Bellescize était gouverneur, et sur les émigrés de Turin. Fille unique du marquis de Troussebois, l'héroïne épouse, malgré son père, Charles de Bellescize, vagabond déclassé qui s'est fait colporteur et vient à Paris traîner sa misère. Il se dit « bon patriote » : la section des Tuileries lui accorde des « mentions civiques ; » il monte la garde au Comité et au Temple ! Au reste, la situation du jeune couple est épouvantable : tandis qu'Armande se meurt de faim et de froid dans sa mansarde, Charles court à la recherche d'un morceau de pain ; la nuit, il se terre où il peut, et « deux fois il dormit avec les dogues qui gardaient les halles. » Dénoncé par son beau-père, – que son acte infâme ne sauve pas, du reste, de l'échafaud, – il est ar¬rêté comme conspirateur (!) et guillotiné le 26 ventôse an II : Fouquier-Tinville s'est servi contre lui du réquisitoire déjà prononcé contré Troussebois... Folle de douleur, Armande ne veut pas survivre à son amour : elle va se livrer elle-même aux administrateurs de la police, se nomme, se garde de dire qu'elle est sur le point d'être mère, comparaît, le 7 flôréal, devant le tribunal révolutionnaire, n'entend même pas qu'on l'accuse « d'avoir conspiré contre le peuple français, » et monte, le soir même, sur l'échafaud. – Son corps rejoignit au cimetière de la Madeleine ceux de son mari et de son père... Mlle Chabaud de Latour n'eut pas une fin si tragique : mais elle n'y échappa et ne sauva son frère, le lieutenant-colonel Antoine Chabaud, que grâce à sa merveilleuse énergie. L'auteur trace du mouvement révolutionnaire à Nîmes un tableau qui nous paraît trop favorable aux protestants devenus les maîtres de la cité. Au reste, M. Arnaud ne tarde pas à étaler leur lâcheté : en juillet 1793, leur simulacre de résistance à la Montagne conventionnelle aboutit à la plus servile des soumissions. A Pont-Saint-Esprit, les « guerriers » nîmois se rendirent sans verser une goutte de sang. Parmi les marchands, qui avaient « voué au mépris public » les proconsuls jacobins, ce fut « à qui, le plus tôt, ferait amende honorable. » Et Nîmes fut livré à de féroces terroristes qui firent tomber jusqu'à trente et une têtes en une seule journée : « Les jours d'exécution, de véritables orgies avaient lieu chez Courbis, dont la maison donnait sur l'Esplanade. Le représentant Borie, les juges au tribunal, les membres de la municipalité et du Comité révolutionnaire, viennent là comme au spectacle. » Vers thermidor, plus de quatre mille personnes étaient en prison. Mme Chabaud était parmi elles : la chute de Robespierre obligea le tribunal à l'acquitter, et elle put rejoindre son mari, que Mlle Chahaud avait réussi à faire évader de la citadelle quelques heures avant sa comparution devant les exécuteurs." (Gustave Gautherot, Revue des Questions historiques, 1914)

ARNAUD (René).

Le 2 décembre.

Hachette, 1967, in-8° carré, 155 pp, abondamment illustré de 94 gravures et reproductions d'affiches dans le texte et à pleine page, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. L'histoire par l'image)

Le coup d'Etat du 2 décembre 1851 est l’acte par lequel, en violation de la légitimité constitutionnelle, Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République française depuis trois ans, conserve le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat, alors que la Constitution de la Deuxième République lui interdisait de se représenter. — Table : A l'Elysée, le soir du 1er décembre 1851 – L'exécution du coup d'Etat – L'Assemblée contre le Président – Paris se soulève – La fusillade du boulevard – Les soulèvements en province – La répression – Le plébiscite approuve le coup d'Etat.

ARNAULD (Antoine).

Oeuvres philosophiques. Nouvelle édition collationnée sur les meilleurs textes et précédée d'une introduction par Jules Simon.

P., Charpentier, 1843, in-12, xli-563 pp, reliure demi-veau vert bouteille, dos à 4 faux-nerfs guillochés, fleurons dorés et palette en queue, titres dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), coiffe sup. arasée, un mors faible, bon état

ARNAULD (Antoine) et Claude LANCELOT.

Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal. Précédée d'un Essai sur l'Origine et les Progrès de la Langue Françoise par M. Petitot ; et suivie du commentaire de M. Duclos, auquel on a ajouté des notes.

P., Bossange et Masson, et R. Madame Mère, 1810, in-8°, (4)-464 pp, seconde édition, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, bon état

La Grammaire de Port-Royal aborde des aspects de la grammaire du français, et des éléments de philosophie du langage, inspiré des Règles pour la direction de l'esprit de Descartes. L'ouvrage sera suivi de la Logique de Port-Royal. Les deux ouvrages portent le nom du haut-lieu du jansénisme Port-Royal des Champs. ''La Grammaire générale, connue sous le nom de Grammaire de Port-Royal est fort estimée''. (Brunet). Antoine Arnauld regrette que la plupart des grammaires du XVIe siècle ne soient que des inventaires se contentant de repérer des similitudes entre des formes et offrir un classement, reprenant de façon constante les grammaires précédentes, position qu'il qualifie de « savoir pauvre » et « condamné à ne connaître toujours de la même chose, mais à ne la connaître qu'au terme jamais atteint d'un parcours indéfini. ». Parallèlement à la mise en place d'un système d'enseignement, il écrit avec Claude Lancelot une grammaire. En lieu et place de suivre la position du XVIe siècle, la Grammaire de Port-Royal aborde la question sous l'angle de la philosophie du langage et tâche de déterminer le problème de la présentation. Arnauld ne voit pas dans l'idiome tant une série de règles simples et immuables, comme l'algèbre, mais une évolution naturelle.

ARNAUNÉ (Auguste).

La Monnaie, le Crédit et le Change.

Félix Alcan, 1894, in-8°, iii-402 pp, index, reliure demi-percaline bleue, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre chagrin brun (rel. de l'époque), bon état

La circulation, ses instruments, son mécanisme. - Les systèmes de monnaies métalliques : le système monétaire de la France, l'Union latine, le système monétaire anglais, le système monétaire de l'Allemagne, le système monétaire des Etats-Unis, la monnaie de l'Indo-Chine. - Les systèmes de circulation fiduciaire.

ARNAUT (Robert).

L'Afrique du jour et de la nuit. Les ramasseurs d'étoiles. La chair du pangolin. Prophètes et sorciers. Le griot blanc.

Presses de la Cité, 1978, gr. in-8°, 302 pp, 16 pl. de photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée, bon état

Les émissions de Robert Arnaut sur France Inter ont pénétré notre mémoire et dessiné les contours d’une Afrique sensible : pour des millions d’auditeurs, sa voix est celle du “griot blanc” qui a su raconter ces cultures africaines souvent trop ignorées, recueillir à la source des paroles et des sons inouïs, diffuser des musiques méconnues...

ARNNA (Jacques).

Napoléon financier. Lettres au comte Mollien, ministre du Trésor public. Présentées et commentées.

Rochecorbon, Editions Charles Gay, 1959, in-4°, xxiii-(1)-423-(2) pp, avant-propos de Bertrand Gille, un portrait en couleurs en frontispice, 3 planches (dont 2 portraits) et 3 plans sur 2 ff. doubles hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état

Edition critique de cette correspondance (du 16 mars 1803 au 9 juin 1815) conservée au Département des Manuscrits du Museo Julio Lobo de La Havane à Cuba. Ces lettres proviennent de la collection Julio Lobo ; elles avaient précédemment appartenu à André de Coppet. Magnifique publication tirée à petit nombre sur papier couché. — "Dans la publication de M. Arnna, 533 lettres envoyées par Napoléon du 16 mars 1803 au 9 juin 1815 à Mollien, son ministre du Trésor, sont réunies et commentées de manière excellente. Malgré la brièveté de certains billets, leur intérêt est capital. Non qu'ils nous éclairent davantage sur la personnalité du comte Mollien, déjà connue par ses Mémoires et sa correspondance privée, mais ils nous révèlent un côté méconnu du génie napoléonien : le financier. M. Bertrand Gille, dans un remarquable avant-propos, rappelle que l'empereur, « plus préoccupé de gloire militaire et politique, n'a guère fait allusion dans ses conversations de l'exil à cet aspect de son activité. » Gaudin, Mollien et Chaptal ont prétendu dans leurs mémoires avoir enseigné à l'empereur les rudiments de la finance et de l'économie. Napoléon a en tout cas très vite assimilé ces difficiles questions. La correspondance échangée avec Mollien confirme cette impression. Y sont abordés les problèmes les plus importants : rapports entre l'État et la Banque de France, krach des Négociants Réunis, trafic des licences, né du Blocus, crise de 1810 et politique de prêts aux manufactures et au commerce, détresse du Trésor en 1813 que laisse entrevoir ce billet du 6 mars : « On manque d'argent à la Grande Armée, ce qui fait beaucoup de tort à mes affaires. » La lecture de ces lettres fait surtout apparaître l'étonnante atmosphère de spéculation qui accompagna le règne de Napoléon. Le Consulat s'ouvre sur une opération boursière fondée sur la réussite du coup d'État de Brumaire, et les débuts financiers de l'Empire sont compromis par les entreprises d'Ouvrard imaginant, à partir du recouvrement des créances françaises en Espagne, un gigantesque projet d'exploitation de l'Amérique du Sud qui, ébranlant le Trésor et la Banque de France, provoqua la disgrâce de Barbé-Marbois et son remplacement par Mollien au ministère du Trésor. Les réactions que révèle la correspondance qu'il échange avec Mollien ne permettent plus de voir en Napoléon « le comptable méticuleux » des histoires financières traditionnelles. Une politique cohérente se dégage de ces cinq cents lettres. M. Gille la définit ainsi : « Dans l'équilibre financier et économique, Napoléon estimait en tout cas, et à juste titre, que le Trésor public jouait un rôle considérable : c'était en quelque sorte la pierre angulaire de l'édifice. Il désirait donc avant tout que le mécanisme de la Trésorerie fût parfaitement agencé. »." (J. Tulard, “La Correspondance de Napoléon”, in Journal des Savants, 1966)

ARNOLD (Stanislaw) et Marian ZYCHOWSKI.

Précis d'histoire de Pologne, de ses origines à nos jours.

Varsovie, Editions Polonia, 1963, in-8°, 239 pp, traduit du polonais, 127 gravures et photos sur 88 pl. en héliogravure hors texte, 3 cartes, index, reliure toile décorée de l'éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état

Le lecteur trouvera dans ce livre une synthèse de l'histoire de la Pologne, depuis le début de « l'histoire écrite » de l'Etat Polonais jusqu'aux dernières années. Il a été impossible, dans un ouvrage aussi restreint, de tenir compte dans la même mesure de tous les domaines de la vie nationale au cours d'un millénaire. Les auteurs ont été obligés de se borner aux événements et transformations qui ont particulièrement influé sur les lignes principales de développement de l'Etat polonais et de la nation polonaise. Le livre présente l'important rôle politique et culturel que jouait la Pologne avant les partages, en particulier à l'époque de la Renaissance, dans les relations internationales et dans la formation de la culture européenne.

ARNOULD (Roger).

Les Témoins de la nuit.

P., FNDIRP, 1975, in-8° carré (17,5 x 21), 318 pp, introduction de Marcel Paul, préface de Louis-Martin Chauffier, 29 photos à pleine page, biblio, index, reliure toile illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Enfer nazi), envoi a.s. d'André Leroy (1913-1982), président de la FNDIRP, un des principaux organisateurs de la résistance de la jeunesse à l'occupation nazie pour la zone Nord, lui-même déporté à Buchenwald. Bien complet du dépliant volant en couleurs contenant une carte des principaux camps de concentration nazis et les codes distinctifs des déportés

Ce livre est l'un des 5 volumes édités par la F.N.D.I.R.P. (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes) à l'occasion du 30e anniversaire de la libération des camps. Un recueil de témoignages des victimes de la barbarie nazie et du facisme.

ARNOULET (François).

Tunisie 1881 ... L'aboutissement d'un long périple.

Marseille, Calendal, 1985, gr. in-8°, 188 pp, 5 gravures, 7 cartes et plans, index biographique, biblio, broché, bon état, envoi a.s.

Le 12 mai 1881, un traité institue le protectorat de la République française sur la Tunisie, une régence ou province autonome de l'empire ottoman...

ARNOUS (P.).

Pierre Legrand. Un parlementaire français de 1876 à 1895. Préface de M. Saisset-Schneider.

Plon, 1907, in-8°, vi-435 pp, un portrait en frontispice, couv. lég. salie, dos fendu proprement recollé

ARNOUX (Jacques d').

Les Sept colonnes de l'héroïsme.

Plon, 1948, fort in-8°, 558 pp, broché, bon état

Engagé pendant la Première Guerre mondiale dans l’aviation, l'auteur échappe par miracle à la mort après que son avion se fut écrasé. Seulement, il est paralysé, incapable de se mouvoir. Il qualifiera cet événement « chemin de Damas ». À force de volonté et de foi, il retrouve le chemin de la vie et écrit. Les sept colonnes de l’héroïsme est un livre qui transmet à ses lecteurs une vision de l’héroïsme chrétien à travers l’évocation de la grâce, de la volonté, du sacrifice, de l’ire, de l’intelligence, de l’enthousiasme et de la mémoire, ses sept colonnes. Elles tracent un chemin de vie et d’existence, propre à réveiller des générations éteintes ou enclines à prendre le désespoir pour le meilleur chemin d’une vie tranquille. Ce livre de Jacques d’Arnoux est un livre dont on ne sort pas indemne. Il suffit d’essayer pour le constater.

ARNOUX (Jacques d').

Paroles d'un revenant.

Plon, 1956, in-12, xi-232 pp, préface de Henry Bordeaux, 3 gravures hors texte, broché, état correct

Le lieutenant Jacques d'Arnoux (fils du colonel d'Arnoux) fait la Grande Guerre dans l'infanterie puis l'aviation à l'âge de 18 ans. Gravement blessé au combat, il restera cinq ans dans divers hôpitaux avant de reprendre une vie civile. Ses récits des combats constituent un témoignage direct et parfois insoutenable dans leurs descriptions. Un texte glaçant à la fois bien éloigné des images pieuses de la Grande Guerre et empli d'une foi incroyable envers la Patrie, Dieu et l'armée. Glaçant par ses descriptions des tranchées pleines de débris humains putréfiés qui vont être soulevés maintes fois par les obus. Cette vie parmi les morts-vivants, décrite par un jeune homme de 20 ans, est difficilement acceptable : on comprend mieux les silences d'après-guerre sur les réelles conditions de "vie" des Poilus... — "« Retenez ce nom, lisez ce livre. » C'est ainsi que débute l'émouvante préface que M. Henry Bordeaux a écrite pour les Paroles d'un revenant. Ces extraordinaires notes de guerre sont autre chose et mieux qu'un récit. Elles chantent comme un hymne de foi ; elles s'imposent comme un acte de volonté. Le livre du héros présente deux aspects : la guerre et sa guerre, et l'on ne sait quelle est la plus belle Des tableaux comme ceux de l'attaque de Champagne, du 25 septembre 1915, de la semaine sainte à Verdun, ou de la chute de l'aviateur et de son agonie sont animés d'un élan, d'un enthousiasme, d'une furie que l'on sent invincibles. Engagé volontaire à dix-huit ans, Blessé aux attaques de Champagne, Jacques d'Arnoux est nommé sous-lieutenant en 1916 et entre dans l'aviation. Après de multiples faits d'armes dont chacun est une nouvelle prouesse, il connaît enfin, le 6 septembre 1917, au cours d'un combat digne de nos héros les meilleurs, le fatal accident, la chute entre les lignes françaises et allemandes, dans le réseau des barbelés. Au bout de longues heures, il revient à lui. Paralysé par une fracture de la colonne vertébrale, il reste vingt-six heures sous le feu de l'ennemi. Jour et nuit les projectiles font alentour un cercle de feu. Une patrouille allemande le dépouille et le laisse vivant... Il croit tout perdu quand, à l'aube du 7 septembre, le brouillard permet aux zouaves de le ramener dans les lignes françaises. Il est sauvé, mais son calvaire commence. Soixante mois, il sera martyrisé d'hôpital en hôpital..." (Le Figaro, 1925) — "Officier d'infanterie combattant, Jacques d'Arnoux obtient sa mutation dans l'Armée de l'Air. Il est abattu dans le no man's land du Chemin des Dames, et, grièvement blessé, ramené dans les lignes françaises par des zouaves. La partie de son livre "Paroles d'un Revenant" (1925) consacrée à sa lente et douloureuse guérison est imprégnée de mysticisme religieux dans lequel l'auteur puisa sa force de survie." (Passion & Compassion 1914-1918)

ARNTZ (Helmut).

Réalités allemandes.

Wiesbaden, Steiner, Office de presse et d'information du Gouvernement fédéral d'Allemagne, 1968, in-12, 352 pp, 5e édition revue et augmentée, nombreuses illustrations et tableaux dans le texte, 48 pl. de photos hors texte et un dépliant de cartes et blasons en couleurs, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état

ARON (Jean-Paul), Paul DUMONT, Emmanuel LE ROY LADURIE.

Anthropologie du conscrit français, d'après les comptes numériques et sommaires du recrutement de l'armée (1819-1826).

P.-La Haye, Mouton, 1972, gr. in-8°, 262 pp, présentation cartographique : nombreux tableaux et cartes, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Ecole Pratique des Hautes Etudes, VIe section. Civilisations et Sociétés, 28), envoi a.s. de J.-P. Aron (nom du destinataire découpé)

De 1819 à 1830, les bureaucrates des conseils de révision ont accumulé des données de toute sorte, sur la santé, la stature, le comportement, le métier, l’instruction des millions de jeunes Français qui défilaient chaque année sous la toise du recrutement militaire. C’est ce regard collectif des bureaucrates sur les conscrits que reconstitue le présent ouvrage. Émerge de ce regard une anthropologie de la jeunesse française, dans ses masses innombrables, à la veille de la révolution industrielle. — "Bilan annuel d'une « classe d'âge », les comptes numériques et sommaires établis à la suite des appels de recrues pour le service militaire, au cours de la Restauration, sont conservés aux Archives nationales. C'est un matériau d'ordre démographique, d'abord, mais assorti de nombreuses données anthropologiques – au sens le plus large de ce dernier mot – et répondant en outre à certaines questions que pose l'histoire sociale. (...) L'étude de M. Jean-Paul Aron {Taille, maladie et société : essai d'histoire anthropologique, p. 191-262) procure un premier exemple d'interprétation, au bénéfice de confrontations diverses : celles des chiffres avec les dossiers de correspondance qui les éclairent, mais aussi celle du « corpus anthropologique des conseils de révision » avec son cadre propre – la société sous la Restauration, plus particulièrement saisie sur le plan socio-militaire, ou encore socio-médical... Que révèlent ces confrontations ? C'est à une population épuisée par les guerres, la disette, la misère que l'armée demande ses contingents, préalablement tirés au sort et examinés par les conseils de revision..." (Jean Waquet, Bibliothèque de l'École des chartes, 1975) — "Cet ouvrage réunit en fait deux études, une de 190 pages due à P. Dumont et à E. Le Roy Ladurie sur « l'exploitation quantitative et cartographique des comptes numériques et sommaires » des années 1819-1826 ; l'autre, celle de J.-P. Aron, est sous le titre « Taille, maladie et société, essai d'histoire anthropologique ». Après une introduction générale, vingt pages de statistiques et cent vingt-cinq de cartes viennent ensuite, dans l'ordre où les diverses indications sont fournies par les rapports des fonctionnaires de la Restauration. Se succèdent ainsi par exemple les cartes montrant la répartition de la France de 1819 à 1826, en pourcentages pour chaque département, des enrôlés volontaires, des dispensés, des inscrits maritimes, des étudiants ecclésiastiques, des enseignants liés par contrat, des élèves des écoles normales primaires, des diverses écoles de recrutement des services publics, des diverses professions (bois, fer, pierre et mines, laboureurs, terrassiers, et autres ruraux). Viennent ensuite les cartes montrant le pourcentage des conscrits souffrant de diverses affections, infirmités et difformités (doigts, dents, mutisme, maladies des os, de la peau, de la poitrine, ou de « faiblesse de constitution »), enfin des conscrits illettrés, ou sachant simplement lire, ou lire et écrire. Ces mêmes cartes servent de base à l'étude de 70 pages de M. J.-P. Aron. L'auteur, tout en faisant le point de travaux antérieurs, insiste sur la conséquence en quelque sorte qualitative des guerres et famines de 1812 à 1817, amorce d'une « dégénération biologique » en dépit de la réduction, ou à cause d'elle, de la mortalité infantile et juvénile avec les progrès de la vaccine. Et les conséquences dramatiques des guerres et des épidémies se voient dans la qualité du « matériel humain » quelques années plus tard, par exemple dans le Bas-Rhin, si éprouvé par l'épidémie de typhus qui accompagna la retraite de la Grande Armée après sa campagne d'Allemagne. (...) Ainsi, les auteurs ont pu apporter une information aussi précise que le leur permettaient les sources, dont ils font, au passage, une critique serrée, de la situation intellectuelle, physiologique et professionnelle de la France à la fin du règne de Louis XVIII et au début de celui de Charles X. On ne peut que souhaiter voir d'autres études aussi fouillées utiliser pour l'ensemble du XIXe siècle les indications fournies par les sources militaires." (Jean Vidalenc, Revue d'histoire économique et sociale, 1974)

ARON (Jean-Paul)(présenté par).

Misérable et glorieuse : la femme du XIXe siècle.

Fayard, 1980, in-8°, 248 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Préface (Jean-Paul Aron, 18 pp) ; La bonne (Anne Martin-Fugier) ; La prostituée (Alain Corbin) ; L'ouvrière (Madeleine Rebérioux) ; Les médecins et les femmes (Jean-Pierre Peter) ; Le jardin des modes (Philippe Perrot) ; La maîtresse de maison (Anne Martin-Fugier) ; Femmes rurales (Martine Segalen) ; Une gynécologie passionnée (Jean Borie) ; Flora, Pauline et les autres (Laure Adler) ; Femmes écrivains (Béatrice Slama) — "En marge et au fil de l'histoire, désolé et triomphant, singulier destin de la femme française du XIXe siècle. Interdite de désir, elle porte son corps en bandoulière, à la fois matière d'opprobe et emblème où la société dominante lit la vertu gagnée sur la jouissance et la dignité des maris. Vouée, dans la bourgeoisie, aux occupations oisives, elle est le fer de lance de l'activisme et de l'ambition des hommes. Ménagère dans le prolétariat, asservie aux travaux domestiques, elle exerce sur la famille une souveraineté compensatrice. Et partout, à la ville ou à la campagne, dans la haute société ou le peuple, elle règne par la vigueur des symboles, garante de l'honneur des humbles comme des nantis, inspiratrice des grandes entreprises et des révoltes conquérantes." (Jean-Paul Aron)

ARON (Raymond).

La Révolution introuvable. Réflexions sur la Révolution de Mai.

Fayard, 1968, in-8°, 187 pp, broché, bon état

"Pour qui désire connaître la pensée de Raymond Aron, rien ne saurait remplacer la lecture de “La révolution introuvable”..." (Jean Touchard , Philippe Bénéton, “Les interprétations de la crise de mai-juin 1968”, Revue française de science politique, 1970)

ARON (Raymond).

Le Grand Débat. Initiation à la stratégie atomique.

Calmann-Lévy, 1963, in-8°, 274 pp, broché, bon état

ARON (Raymond).

Les dernières années du siècle.

Julliard, 1984, in-8°, 249 pp, broché, bon état

ARON (Raymond).

Le Spectateur engagé. Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton.

Julliard, 1981, in-8°, 339 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

Raymond Aron est inclassable. Intellectuel anticonformiste, il est allé à contre-courant des idées dominantes de l'intelligentsia de gauche. Il a eu raison avant les autres sur la nature du régime soviétique, du stalinisme. Et dans les années 1950, il a eu le courage de tenir sa position, tout en accomplissant une œuvre scientifique indiscutée. A la fois journaliste, sociologue, historien, philosophe, Raymond Aron retrace, dans ces entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton, son itinéraire politique et intellectuel. Dans ce dialogue vif, stimulant, il analyse les grands événements qu'il a vécus en un demi-siècle. La montée de Hitler au pouvoir, le Front populaire, Munich, la débâcle, Vichy et la Résistance, le génocide, la guerre froide, ses polémiques avec Jean-Paul Sartre et Maurice Merleau-Ponty, la construction européenne, la stratégie nucléaire, l'Algérie et la décolonisation, le gaullisme, Mai 68, l'Union de la gauche... On découvre dans cette réédition du Spectateur engagé une conception de l'Histoire qui laisse sa part à la liberté des hommes, un plaidoyer pour la démocratie occidentale, mais aussi une personnalité complexe, lucide et passionnée.

ARON (Raymond).

Mémoires. 50 ans de réflexion politique.

Julliard, 1983, fort in-8°, 778 pp, biblio, index, broché, bon état

Ce livre est le récit d'une rencontre : la rencontre d'un siècle convulsif et d'une intelligence avide de le comprendre. Séjournant en Allemagne de 1930 à 1933, Raymond Aron (1905-1983) y reçut le choc de l'Histoire, l'impulsion de sa vie : comprendre l'existence politique des hommes. Que puis-je savoir de l'Histoire ? Que dois-je faire comme citoyen ? Telles sont les questions qu'il ne cessera désormais de se poser. Elles inspirèrent toutes ses démarches : ses travaux de philosophie avant la guerre, son action à Londres comme animateur de La France Libre, son activité multiforme de professeur, de journaliste, de protagoniste du débat politique depuis la Libération jusqu'aux années 1980. Ces mémoires sont le bilan des réflexions d'un grand philosophe politique sur le monde moderne, en marge de l'académisme intellectuel de l'époque. Raymond Aron connut de près quelques-uns des acteurs éminents de son temps : qu'il s'agisse de Charles de Gaulle ou de Jean-Paul Sartre, d'André Malraux ou d'Henry Kissinger, d'Albert Camus ou de Valéry Giscard d'Estaing. Ses portraits sont d'un dessin à la fois ferme et nuancé, sans complaisance et sans malveillance. Ces mémoires sont aussi le témoignage d'un homme qui s'interroge sur lui-même et sur son œuvre, sur les êtres et sur la vie.

ARON (Raymond).

Paix et guerre entre les nations.

Calmann-Lévy, 1962, fort in-8°, 794 pp, notes, index, broché, jaquette, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers)

Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin, en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi. En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires. C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité.

ARON (Raymond).

Paix et guerre entre les nations. 4e édition revue et corrigée.

Calmann-Lévy, 1966, fort in-8°, 794 pp, index, broché, couv. à rabats, bon état, ex. du SP

Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin, en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi. En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires. C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité.

ARON (Raymond).

Plaidoyer pour l'Europe décadente.

Laffont, 1977, in-8°, 511 pp, broché, couv. à rabats, bon état

ARON (Raymond).

République impériale. Les Etats-Unis dans le monde, 1945-1972.

Calmann-Lévy, 1973, in-8°, 340 pp, index, broché, bon état

"Raymond Aron, dans son nouveau livre, donne son point de vue sur l'orientation de la politique étrangère des Etats-Unis depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Quelle est la part de responsabilité des Etats-Unis dans le déclenchement de la guerre froide ? (...) Comme dans ses autres livres, Aron démontre et affirme à la fois que l'univers politique et social est intelligible (sans nul besoin de "schemes et modèles" trop complexes) et que l'action politique n'est ni déterminée ni univoque." (Stanley Hoffmann, Revue française de science politique, 1973)

ARON (Robert).

Histoire de la Libération de la France, juin 1944-mai 1945.

Fayard, 1959, fort in-8°, 779 pp, 6 cartes, biblio, index, broché, état correct

"Ce nouveau livre de R. A. fait suite à son Histoire de Vichy. Il faut rendre hommage à l'ampleur de l'enquête réalisée par l'auteur, ainsi qu'à son souci d'objectivité ; les passages dont l'intérêt est le plus général ont trait aux exécutions sommaires (que R. A. évalue à 35 000 environ) et à l'attitude hésitante et divisée des communistes devant la perspective d'une prise du pouvoir (pp. 633-637). Un livre indispensable aux historiens." (Revue française de science politique, 1959)

ARON (Robert).

Histoire de l'épuration. Tome III, volume 1 : Le monde des affaires, 1944-1953.

Fayard, 1974, in-8°, 396 pp, annexes, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)

ARON (Robert).

Histoire de Vichy, 1940-1944.

Fayard, 1963, fort in-8°, 766 pp, annexe, biblio, broché, état correct (Coll. Les Grandes études contemporaines)

"Robert Aron développera dans son “Histoire de Vichy”, la thèse du «bouclier» et de l'«épée». (...) Son “Histoire de Vichy”, écrite avec Georgette Elgey, s'est fondée avant tout sur une grande quantité de témoignages et sur les comptes rendus des procès de Haute Cour, inaccessibles au commun des chercheurs. Robert Aron a d'ailleurs abondamment utilisé, pour tous ses ouvrages, une documentation inédite, fournie par des personnalités du monde politique avec lesquelles il entretenait d'excellentes relations : ses archives regorgent ainsi de documents ou de récits que l'on ne trouve pas en d'autres lieux plus officiels... Mais ses sources ont toujours le défaut majeur de leur qualité d'«inédit» : elles ont été longtemps incontrôlables, faute d'appareil scientifique dans ses livres, faute pour d'autres d'y avoir accès. Enorme synthèse de plus de 700 pages, l' “Histoire de Vichy” décrit, presque au jour le jour, l'évolution de l'Etat français. D'où son caractère de référence pendant une période de plus de quinze ans. Ecrite dans un contexte encore peu propice à la distance académique et prenant à contre-courant l'hostilité dominante, imprégné par la vision des témoins, essentiellement d'anciens ministres ou proches du gouvernement, elle a proposé une version «minimaliste» du régime et de sa politique. Sa thèse se résume en une position simple : il existe deux Vichy, celui de Pétain et celui de Laval. Par exemple, sur un point essentiel, les entrevues de Montoire des 22 et 24 octobre 1940, loin d'y voir le point de départ de la collaboration d'Etat (un fait admis aujourd'hui par la plupart des historiens, et confirmé par les archives de Vichy), il distingue soigneusement le chef de l'Etat du chef de gouvernement: "Pour le Maréchal, l'armistice n'était, ne pouvait être qu'une pause... Pour Laval, au contraire, l'armistice devait permettre un retournement des alliances dont Montoire, de façon définitive allait marquer le début... (p.308-309)". De ce point de vue, la collaboration n'est qu'un «malentendu». «Equivoque», le régime l'est plus dans ses déclarations officielles que dans les faits - «Mais les Français ne pouvaient pas le savoir». Robert Aron insistant sur les «négociations clandestines» avec les Alliés, a développé, à l'envie, la thèse du double-jeu. Au passif du régime, il admet, toutefois, des erreurs de jugement, en particulier sur l'opportunité d'une refonte de la société française en un tel moment. Il sous-estime, en ce sens, l'impact de la Révolution nationale et sa volonté de s'inscrire dans la durée, c'est-à-dire, dans le cadre d'une Europe allemande." (Henry Rousso, Le Syndrome de Vichy)

ARON (Robert).

Les Frontaliers du Néant.

Editions de Flore, 1949, in-12, 171 pp, broché, bon état

Avant Descartes. – Descartes avant la « Méthode ». – Descartes après la « Méthode ». – Après Descartes. — "Dieu, le plus grand des mystères, ne sera jamais objet de science, c'est entendu, pas plus qu'il ne sera jamais définissable entièrement par la raison. Mais ne peut-on pas, tout au moins, approcher un peu de ce mystère, préciser où il se situe et par quels chemins d'accès, s'il existe, il vient jusqu'à nous ? A défaut du numérateur, ne pourrait-on préciser quel est le dénominateur ? L'auteur de ces lignes a, dans un livre antérieur, “les Frontaliers du Néant”, déjà quelque peu esquissé la solution de ce problème, qui ne porte certes pas sur l'essentiel des questions posées par Dieu, mais tout au plus sur certaines de leurs données..." (Robert Aron, “Ce que je crois”, 1955)

ARON (Robert).

Les Grands dossiers de l'histoire contemporaine.

Perrin, 1962, in-8°, 313 pp, 16 pl. de photos hors texte, biblio, cart. éditeur, rhodoïd, bon état

L'évasion de de Lattre de Tassigny. – Procès et exécution de Pierre Pucheu. – L'assassinat de Georges Mandel. – La tragédie d'Oradour-sur-Glane. – L'occupation des îles Anglo-Normandes. – Le procès Brasillach. – Pierre Laval, sa carrière politique. – Pierre Laval, procès et mort. – Le maréchal Pétain, sa carrière. – Le maréchal Pétain, procès et condamnation. – Les origines de la rebellion algérienne.

ARON (Robert), François Lavagne, Janine Feller et Yvette Garnier-Rizet.

Les Origines de la guerre d'Algérie.

Fayard, 1962, in-8°, 332 pp, biblio, une carte, broché, bon état (Coll. Textes et documents contemporains), envoi a.s. de 3 des auteurs (manque Janine Feller)

ARONSON (Marc) et Marina BUDHOS.

Sugar Changed the World. A Story of Magic, Spice, Slavery, Freedom and Science.

Clarion Books, 2010, gr. in-8° carré, 166 pp, 75 gravures et photos, 5 cartes, chronologie, notes et sources, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

Des cérémonies religieuses en Inde à l'Europe du Moyen Age, puis à Christophe Colomb, qui importa la culture de la canne aux Amériques. Le sucre conduisit ensuite au commerce d’esclaves et causa la perte d’innombrables vies, mais il planta aussi les graines de la révolution qui conduisit les colonies américaines, Haïti et la France, à la liberté. A l'aide de chansons, de cartes et de plus de 80 illustrations d’époque, une vison originale des grands courants de l’histoire du monde à travers l'histoire du sucre. — Marc Aronson and Marina Budhos were inspired to write this book when they discovered that they both had sugar in their family history, they traced the globe-spanning story of the sweet substance and to seek out the voices of those who led bitter sugar lives. The trail ran like a bright band from religious ceremonies in India to Europe’s Middle Ages, then on to Columbus, who brought the first cane cuttings to the Americas. Sugar was the substance that drove the bloody slave trade and caused the loss of countless lives but it also planted the seeds of revolution that led to freedom in the American colonies, Haiti, and France. With songs, oral histories, maps, and over 80 archival illustrations, here is the story of how one product allows us to see the grand currents of world history in new ways. Time line, source notes, bibliography, index.

ARONSON (Nicole).

Mademoiselle de Scudéry, ou le voyage au pays de Tendre.

Fayard, 1986, in-8°, 428 pp, broché, couv. illustrée, bon état

Née à la fin du règne d'Henri IV, morte à l'orée du siècle des Lumières, Mlle de Scudéry est contemporaine de Corneille; pourtant, à la fin de sa vie, elle a fréquenté le parrain de Voltaire, sans cesser d'être l'amie et la protégée de Mme de Maintenon. Ces contrastes sont caractéristiques de son existence, qui tente de concilier l'inconciliable: être cultivée à une époque où cela n'était pas une qualité pour les femmes, écrire toute une oeuvre littéraire mais sans la reconnaître officiellement pour sienne, ou avoir un salon sans être traitée de femme savante. Très appréciée dans les milieux mondains, Mlle de Scudéry savait également goûter les charmes de la solitude et de la nature. Elle habita plus de cinquante ans rue de Beauce, d'abord avec son frère dont elle fut la collaboratrice, puis seule, ayant choisi de passer sa vie dans le célibat. Elle voyait l'amour platonique tel qu'il existe au Pays de Tendre et tel qu'elle l'a vécu avec Pellisson, non comme une mutilation mais comme une voie libératrice, à une époque où mariage signifiait contrainte pour la femme, éternelle mineure soumise à son mari et condamnée par l'Eglise, par la société et la pauvreté des moyens contraceptifs à des grossesses répétées. Auteur de grands succès de librairie traduits dans les principales langues européennes, en relations épistolaires avec la princesse de Brunswick ou Christine de Suède, lue par Mme de La Fayette et Bossuet, La Fontaine et Mme de Sévigné mais aussi Dryden, Steele ou Leibniz, Mlle de Scudéry fait éclater le cadre "précieux" auquel on l'associe souvent, mais dans lequel il n'est pas possible d'enfermer sa célébrité internationale.

ARQUILLIERE (H.-X.).

Histoire du Moyen Age.

P., Editions Ecole et Collège, s.d. (1938), in-8°, 373 pp, 218 gravures et 26 cartes, cart. percaline crème décorée de l'éditeur, trace d'humidité ancienne en marge inf., qqs marques au crayon en marges, état correct

Manuel de classe de Cinquième, programme du 14 avril 1938

ARQUILLIERE (H.-X.) et Ch. JOLIVET.

Histoire contemporaine (1789-1939).

Editions de l'Ecole, s.d. (v. 1946), in-8°, 383 pp, 200 gravures et 33 cartes, tableaux synchroniques, broché, état correct (Cours d'histoire H.-X. Arquillière). Manuel de classe de 3e.

ARRAULT (Albert).

Madame de Berny, le premier amour de Balzac.

Tours, Arrault et Cie, 1948, pt in-8°, 259 pp, 4 portraits et 2 illustrations, broché, couv. illustrée un peu salie, sinon bon état

"Mme de Berny. Elle aurait pu être sa mère ; elle était âgée de quarante-deux ans en 1821, juste le double de l'âge d'Honoré. Avec elle, il se sent en confiance; la future Dilecta était encore belle, fine et gracieuse, malgré neuf grossesses. Elle sut se montrer maternelle et, dès le début de leur liaison, elle comprit d'instinct, mieux que la mère, cette nature confiante et généreuse, exubérante, cette ardente soif d'affection qui bouillonnait en Balzac, et ce n'est que plus tard qu'elle se laissera prendre au piège de cet amour juvénile et flatteur. Sevré d'affection comme d'amour, Honoré lui fit bientôt la cour ; c'était dans l'ordre. Une cour assez gauche, à la fois timide et brutale, tendre et audacieuse. Nous possédons les brouillons des lettres qu'il écrivit alors à la Dilecta..." (Fernand Lotte)

ARRAULT (Albert).

Madame de Berny, éducatrice de Balzac.

Tours, Arrault et Cie, 1945, pt in-8°, 257 pp, 6 portraits en sépia, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 2000 ex. numérotés sur offset spécial

Laure de Berny (1777-1836), était l’inspiratrice et l'amante d’Honoré de Balzac, pour lequel elle éprouvait un amour quasi maternel. Elle fut la première et, semble-t-il, la plus grande passion de l’écrivain. À la mort de Madame de Berny, Balzac désemparé écrivait : "La personne que j’ai perdue était plus qu’une mère, plus qu’une amie, plus que toute créature peut être pour une autre (…). Elle m’avait soutenu de parole, d’action, de dévouement pendant les grands orages. Si je vis, c’est par elle. Elle était tout pour moi."

ARRIVETZ (Pierre).

Chatou.

Alain Sutton, 2005, gr. in-8°, 127 pp, nombreuses reproductions de cartes postales anciennes + qqs photos, biblio, sources, broché, couv. illustrée, bon état

ARSAC (Joanni d').

Les Frères des Ecoles chrétiennes pendant la guerre de 1870-1871.

P., Société générale de Librairie catholique, 1882, in-12, xv-430 pp, reliure demi-basane bleu-nuit, dos 5 nerfs filetés, titres dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), très bien relié et en très bon état

Nombreux témoignages très précis sur les opérations militaires et les services d'ambulance, l'état de santé des soldats atteints de fièvres parfois sans avoir même assisté aux combats, comme la variole, reproduction de lettres de militaires, le dernier chapitre concerne la Commune.

ARSAC (Joanni d').

Les Frères des Écoles chrétiennes pendant la guerre de 1870-1871.

P., F. Curot, 1872, gr. in-8°, xvi-556 pp, 16 gravures hors texte par Paul Philippoteaux, Janet-Lange, Charles-Camille Chazal, Darjoy, Jean-André Rixens, reliure demi-chagrin vert empire, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et caissons dorés, tranches dorées (rel. de l'époque), coins lég. émoussés, qqs rares rousseurs, bon état

L'auteur fait l’éloge du dévouement des Frères des Écoles chrétiennes et de leur courage pendant la guerre, en province comme à Paris. Nombreux témoignages très précis sur les opérations militaires et les services d'ambulance, l'état de santé des soldats atteints de fièvres parfois sans avoir même assisté aux combats, comme la variole, reproduction de lettres de militaires, le dernier chapitre concerne la Commune : « Les Frères des Écoles chrétiennes se sont vus récompensés de leur zèle et de leur dévoûment par la plus odieuse et la plus stupide des persécutions. Chassés des écoles où ils consacraient leurs forces, leur intelligence et leur coeur à l’éducation de la jeunesse, emprisonnés sous la Commune, ils ont tout enduré...»

ARSAC (Joanni d').

Mémorial du Siège de Paris.

P., Librairie de Saint-Sulpice, F. Curot éditeur, 1871, fort in-12, xii-724 pp, septième édition, une grande carte repliée en couleurs "pour suivre les opérations du siège de Paris, avec l'indication des secteurs", reliure demi-basane havane, dos lisse, titres, fleurons et doubles filets dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état

ARSAND (Daniel).

En silence.

Phébus, 2000, in-8°, 216 pp, envoi a.s. Trés bon état.

ARSAND (Daniel).

La Province des Ténèbres.

Phébus, 1998, in-8°, 201 pp, Trés bon état.

ARSAND (Daniel).

Lily.

Phébus, 2002, in-8°, 204 pp, discret C. de bibl. Trés bon état.

ARSENIJEVIC (Drago).

Otages volontaires des SS.

France-Empire, 1984, in-8°, 365 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, état correct

L'activité de la Croix-Rouge pendant la deuxième guerre mondiale.

ARTAUD de MONTOR (Chevalier Alexis-François).

Histoire du pape Pie VII.

P., Adrien Le Clère, 1836, 2 vol. in-8°, xii-526 et 592 pp, un portrait gravé du Pape Pie VII en frontispice, reliures demi-veau glacé acajou, dos lisses avec titre, tomaisons, quadruples filets et palette dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale

Etude très documentée sur les rapports conflictuels entre le Saint-Siège et l'empereur Napoléon. Pie VII présida au sacre de l'Empereur en 1804, mais il s'opposa par la suite durement à l'hégémonisme de Napoléon. Seule la chute de l'Empire mit fin à leur querelle. Censeur impérial, Artaud de Montor (1772-1849) fut secrétaire d'ambassade à Rome sous la Restauration. — Rédigé à partir d’une importante documentation réunie pendant vingt-cinq ans, cet ouvrage, qui s’appuie sur une quantité considérable de pièces officielles, eut beaucoup de succès et fut traduit en plusieurs langues. Depuis un premier séjour à Rome, l’auteur (1772-1849) se prit de passion pour l’Italie et plus particulièrement pour la Ville éternelle. Du fait de ses fonctions successives – il participa aux négociations du Concordat comme secrétaire du diplomate Cacault – il ne fit que parfaire ses connaissances italiennes et c’est tout naturellement qu’il s’intéressa à l’histoire de la papauté. Il donna, respectivement en 1843 et 1844, une Histoire du pape Léon XII et une Histoire du pape Pie VIII. — "L'auteur de l'ouvrage a eu l'avantage de voir par lui-même ; il a été non-seulement le témoin, mais souvent encore le coopérateur des événements : agent intermédiaire des rapports entre Paris et Rome, c'est sur des documents originaux, sur des pièces officielles, tour à tour émanées des deux cours, qu'il fonde ses récits ; peu de personnes se sont trouvées plus heureusement placées que lui pour écrire la vie de Pie VII. (...) J'ai présenté cette analyse des deux volumes qui contiennent l'ouvrage de M. Artaud sur Pie VII, parce que j'ai cru que c'était le meilleur moyen d'en faire connaître le mérite et l'importance. Malgré la position de l'auteur et l'influence qu'elle pouvait avoir sur ses opinions, on trouve partout un vif désir de faire connaître la vérité ; l'auteur n'avance aucune assertion importante qu'en la justifiant par des pièces officielles ou probantes. L'ouvrage de M. Artaud sera une lecture agréable et instructive pour les personnes qui voudront connaître ou se rappeler les événements de l'époque qu'il embrasse , et surtout pour celles qui auront à en écrire l'histoire." (Raynouard, Journal des Savants, septembre 1836)

ARTAUD (Denise).

La Fin de l'innocence. Les Etats-Unis de Wilson à Reagan.

Armand Colin, 1985, in-8°, 381 pp, 5 cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, qqs surlignures, sinon bon état

ARTAUD (Denise).

La Reconstruction de l'Europe, 1919-1929.

PUF, 1973, in-12, 96 pp, biblio, broché, qqs soulignures stylo, bon état (Coll. Dossiers Clio)

ARTAUD (Denise) et Lawrence KAPLAN (dir.).

Diên Biên Phu. L'Alliance atlantique et la défense du Sud-Est asiatique.

La Manufacture, 1989, pt in-8°, 422 pp, une carte, index, broché, bon état

14 études érudites. "Le 7 mai 1954, après 56 jours de résistance héroïque, le camp retranché de Diên Biên Phu tombait. Le lendemain s'ouvrait la phase indochinoise de la conférence de Genève, où la France allait accepter le partage du Viêt-nam à la hauteur du 17e parallèle. Dès lors l'influence américaine grandissait à Saigon, tandis qu'Hanoi s'appuyait sur les Sino-Soviétiques. La guerre du Viêt-nam se profilait à l'horizon. Pourquoi les Américains n'ont-ils pas dégagé par un bombardement aérien la forteresse assiégée ? Le refus du Parlement français de ratifier le traité instaurant la C.E.D. — en dépit des pressions de Washington — est-il une manifestation de rancœur à l'égard d'un allié trop peu secourable ? Bref, la chute de Diên Biên Phu est-elle le symbole des querelles transatlantiques ? En raison de la richesse de leurs sources et du sérieux de leur méthode, les auteurs de ce livre apportent à ces difficiles questions les réponses attendues depuis longtemps." (4e de couverture)

ARTAUD (Ginette).

La Flute de Pan. Sauvage et tendre Roumanie.

Editions Dacia, 1991, in-8°, 183 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

L'histoire vraie, sur trois générations, d'une famille roumaine d'origine française. La Roumanie, son histoire, son folklore, ses traditions, de 1903 à nos jours.

[Art contemporain] – MATTON (Charles).

La Pomme ou l'histoire d'une histoire.

P., Le Cercle des amis de Charles Matton avec le soutien de la BNF, 2016, in-4°, 255 pp, cart. illustré de l'éditeur, emboîtage cartonné noir illustré d'un motif blanc. Complet du CD : "un film de 14 minutes et 17 secondes en 35 mm composé de 465 dessins et eaux-fortes par Charles Matton". Joint La Pomme ou l'histoire d'une histoire, contrepoint du film de Charles Matton et un dessin numéroté 41/150 Accouplement IX, 1965. Un des 150 ex. numérotés à 150 qui constituent le tirage de tête, bon état

ART CRU.

Art cru n'est pas du tout cuit. Cahier Art Cru N° 1, avril-mai 1978. Invités : Floriano Bodini, Giuliano Vangi, Fernando Farulli, Gianfranco Ferroni, Giuseppe Guerreschi, Angelo Titonel. - Art Cru : Christian Leroy, Calisto Peretti, Yvon Vandycke.

Bruxelles, Galerie Claude Jongen, 1978, in-8° carré (20 x 22), 24 pp, 9 illustrations hors texte, agrafé, bon état

Art de l'objet japonais.

Art de l'objet japonais. Texte de Maria Lluïsa Borràs, photographies de Takeji Iwamiya.

Barcelone, Poligraph, 1969, in-8° carré, 72 pp, + 116 pl. hors texte en noir et en couleurs, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée. Texte en français, espagnol, anglais et allemand. Bel album, abondamment illustré

ARTHAUD (Claude), François Hébert-Stevens, François Cali.

L'Art des Conquistadors. Texte de François Cali. Photographies de Claude Arthaud et François Hébert-Stevens.

Arthaud, 1960, pt in-4° carré, 295 pp, 181 photographies tirées en héliogravure, 21 illustrations dans le texte et 4 planches en couleurs hors texte, 4 cartes en 2 couleurs, glossaire, biblio, reliure pleine toile éditeur (défraîchie), jaquette illustrée (défraîchie avec pt manques), intérieur propre, état moyen

L'ouvrage de base sur le baroque américain et les societés coloniales d'Amérique latine du XVIe au XIXe siècle, illustré de 181 superbes photographies. "... Le mérite de Claude Arthaud et de François Hébert-Stevens est d'avoir su saisir l'art chrétien indien dans ce halo précolombien, près de deux années d'enquête en Amérique latine les ayant conduit de Palenque à Macchu-Pichu et de la façade churrigueresque d'Ocotlàn aux églises rococco du District des Mines du Brésil." (François Cali)

ARTHAUD (Claude), François Hébert-Stevens, François Cali.

L'Art des Conquistadors. Texte de François Cali. Photographies de Claude Arthaud et François Hébert-Stevens.

Arthaud, 1960, pt in-4° carré, 295 pp, 181 photographies tirées en héliogravure, 21 illustrations dans le texte et 4 planches en couleurs hors texte, 4 cartes en 2 couleurs, glossaire, biblio, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, bon état

L'ouvrage de base sur le baroque américain et les societés coloniales d'Amérique latine du XVIe au XIXe siècle, illustré de 181 superbes photographies. "... Le mérite de Claude Arthaud et de François Hébert-Stevens est d'avoir su saisir l'art chrétien indien dans ce halo précolombien, près de deux années d'enquête en Amérique latine les ayant conduit de Palenque à Macchu-Pichu et de la façade churrigueresque d'Ocotlàn aux églises rococco du District des Mines du Brésil." (François Cali)

ARTIGAS (Alvaro).

Amérique du Sud : les démocraties inachevées.

Armand Colin, 2005, in-8°, 240 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, pliure au 2e plat, bon état

La politique de l'Amérique du Sud demeure une énigme. Alors que s'effacent les images de dictateurs en uniforme, le sous-continent peine à trouver son équilibre. Les choix malheureux d'un nouveau populisme incarné par Menem, Fujimori, Chavez ou le pittoresque Bucaram ont détruit le capital de confiance dont bénéficiait la sortie des régimes autoritaires. Par ailleurs, ces sociétés contrastées et fragiles ont mal résisté à la vague de libéralisme économique des années 1990. Dès lors, dans ces pays disloqués se développent de nouvelles formes sociales fondées sur la violence et le crime organisé ou, inversement, sur de nouvelles communautés économiques ou culturelles.

[Artillerie].

Le Livre du Gradé d'Artillerie à l'usage des élèves brigadiers, brigadiers et sous-officiers d'artillerie de campagne. Contenant toutes les matières nécessaires à l'exercice de leurs fonctions et conforme à tous les règlements parus jusqu'à ce jour. Edition pour 1918.

P. et Nancy, Librairie militaire Berger-Levrault, 1918, in-12, 946 pp, très nombreuses figures et croquis dans le texte, planches (armes, matériels, chevaux et harnachements), une planche de fanions en couleurs, 9 cartes en 2 couleurs in fine (Verdun, la Somme, le front français le 15 avril 1918, le front italien le 15 avril 1918, l'Europe en avril 1918, la région d'Amiens au 15 avril 1918, Dixmude - Ypres, Arras, la Champagne), reliure toilée rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, 3 pt taches d'encre au 1er plat, bon état

"... Ceux-ci ont pour but de familiariser le canonnier avec son arme et de lui apprendre à éviter les mouvements nerveux (coup de doigt) qui dérangent le pointage et peuvent même produire des départs involontaires susceptibles de causer de graves accidents. Lorsque tous les tireurs sont en place, l'officier qui dirige le tir commande : Commencez le feu !"

[Artillerie].

Règlement de manoeuvre de l'artillerie. Deuxième série (Tir). Titre XI : Instruction générale sur le tir de l'artillerie anti-aérienne.

Charles-Lavauzelle, 1951, in-8°, xx-295 pp, nombreuses figures dans le texte, reliure cartonnée rouge de l'éditeur, bon état

ARTIN PACHA (Yacoub).

Contes populaires inédits de la vallée du Nil. Traduits de l'arabe parlé.

P., Maisonneuve et Larose, 1968, in-12, 287 pp, reliure pleine toile rouge de l'éditeur, dos lisse imprimé, double filet noir encadrant les plats, vignette dorée au centre du 1er plat, dos lég. frotté, bon état (Littératures populaires de toutes les nations, tome XXXII). Réimpression de l'édition de 1895

Etude sur les Folk-Lores en Egypte ; Premier groupe : Persans, Indiens, Ariens de l'Est (I. Les trois femmes et le kadi ; II. Le pot enchanté ; III. La princesse Tcherkesse ; IV. La princesse Tag-el-Agem) ; Deuxième groupe : Ariens du Nord, Européens, Grecs, Romains, etc. (V. Les quarante boucs et le bouc chevauchant sur le bouc ; VI. Les trois fils du Sultan ; VII. Le cheval enchanté) ; Troisième groupe : Sémitiques, Arabes, Juifs, Berbères (VIII. Un mariage au profit du mari ; IX. La patience ; X. Ne concluez jamais) ; Quatrième groupe : Africains-Nègres, Soudan oriental (XI. Un brave ; XII. Frère et sœur ; XIII. Foni et Fotia) ; Cinquième groupe : Egyptiens-autochtones (XIV. Malice des femmes ; XV. Les trois filles du marchand de fèves ; XVI. Le Turc jaloux et sa femme Cairotte ; XVII. Souheim-el-Leyl ; XVIII. La bonne Oum-Aly ; XIX. Le kadi bien servi ; XX. La fille du menuisier ; XXI. El-Saïd Aly ; XXII. El-Schater Mouhammed).

ARTIÈRES (Jules).

Documents sur la ville de Millau. Mémorial des Privilèges, Livres de comptes des Consuls boursiers, Délibérations communales (XIe-XVIe siècles).

Millau, Imprimerie Artières et Maury, 1930, gr. in-8°, lii-578 pp, 3 planches en noir, dont un plan sur 2 pages, lexique et index, tables, reliure pleine toile parme, dos lisse, pièce de titre chagrin noir, couv. conservée, très bon état (Archives historiques du Rouergue, VII). Edition originale, tirage limité à 300 exemplaires

Jules Artières (1864-1961) est un grand nom de Millau. Passionné de sa ville, en 1886, avec Jean Maury, il acheta l'imprimerie Pigelet qui éditait le journal Le Messager de Millau et créa les Editions Artières et Maury, et les imprimeries. Il publia quantité d’ouvrages sur sa ville qui sont encore aujourd’hui des ouvrages de référence : 'Annales de Millau', 'Millau à travers les siècles', 'Documents sur la ville de Millau', etc, ouvrages qui demeurent la base obligatoire pour qui s'intéresse à Millau.

ARTIÈRES (Philippe) et Michelle ZANCARINI-FOURNEL (dir.).

68, une histoire collective, 1962-1981.

La Découverte, 2008, fort in-8°, 847 pp, avec 92 photographies inédites sur 32 pl. hors texte, chronologie, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Cahiers libres)

Mai 68 demeure l'un des moments de l'histoire contemporaine de la France qui suscitent les plus vifs débats : les « années 68 » dérangent autant qu'elles fascinent. Elles restent pourtant largement méconnues – et d'autant plus qu'on ne retient que son fameux mois de mai, les barricades du quartier Latin et l'occupation de la Sorbonne. Or ces scènes participent d'un paysage beaucoup plus vaste, à Paris, en province et à l'étranger. Surtout, on ne peut comprendre les raisons et les effets du « moment 68 » sans examiner la longue séquence historique dans laquelle il s'inscrit, de la fin de la guerre d'Algérie en 1962 à l'élection de François Mitterrand en 1981, de la révolution cubaine à la révolution iranienne. Cet ouvrage invite à parcourir l'histoire de ces vingt années qui ont transformé la société française. Il met à la portée du plus grand nombre le fruit des travaux de recherches historiques les plus novateurs ainsi que l'exploitation de nombreuses sources inédites (archives des organisations politiques et syndicales, de la police, fonds privés, etc.). Acteurs anonymes et célèbres, lieux connus et inconnus, objets de la culture matérielle et artistique s'animent et se côtoient pour nourrir cette histoire polyphonique qui touche aussi bien l'urbanisme que le corps, la vie intellectuelle que la condition ouvrière, le cinéma que l'économie. Ce paysage recomposé donne à voir l'intensité des débats politiques, ainsi que l'incroyable diversité des luttes et des aspirations dont ces années furent le théâtre.

ARTOLA (Miguel).

Antiguo Régimen y revolucion liberal.

Barcelona, Ariel, 1991, in-8°, 318 pp, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Texte en espagnol

Un estudio de la naturaleza del Antiguo Regimen espanol que permite explicar la revolucion liberal como la repuesta que la burguesia proporciona a los conflictos internos de la sociedad del siglo XVIII.

ARTOM (Guido).

« Napoléon est mort en Russie ! ». 23 octobre 1812.

Laffont, 1969, gr. in-8°, 254 pp, un plan, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Ce Jour-là)

La conspiration du général Malet. « Napoléon est mort en Russie ! ». C'est la nouvelle qui se chuchotte puis s'enfle à travers Paris de caserne en caserne au matin du 23 octobre 1812. Le Sénat a nommé un gouvernement provisoire, étrange amalgame de républicains et de royalistes, pour remplacer l'Empire. Aux premières heures du jour, le général Malet, nouveau gouverneur de Paris, fait arrêter Savary, le ministre de la Police, Pasquier, le préfet de police, et d'autres dignitaires... On s'apercevra ensuite que Malet avait inventé la nouvelle de la mort de l'Empereur et qu'il avait édifié, seul, sur elle, la plus étonnante conspiration de tous les temps...

Arts décoratifs.

Les Arts du bois, des tissus et du papier. Mobilier national et privé. Tapisseries. Tissus. Objets orientaux. Livres et reliures. Gravures. Papiers peints. Mobilier moderne. Reproduction des principaux objets d'art exposés en 1882 à la 7e exposition de l'Union centrale des Arts décoratifs. Texte de MM. de Champeaux, Darcel, Gaston Le Breton, Gasnault, Germain Bapst, Duplessis, Rioux de Maillou, Victor Champier.

A. Quantin, 1883, in-4°, iv-409 pp, 338 illustrations, reliure demi-maroquin rouge, dos à 5 nerfs, tête dorée (reliure signée de David). Très bel exemplaire (Publications de l'Union centrale des Arts décoratifs)

Reproductions dans le texte des principaux objets d'art exposés en 1882 à la 7e exposition de l'Union Centrale des Arts Décoratifs, soit 338 illustrations en noir. Travail très intéressant, chaque thème (mobilier national et privé, tapisseries, tissus , objets orientaux, livres et reliures, gravures, papiers peints, mobilier moderne) étant traité d'abord de façon historique et ensuite de façon artistique et technique.

ARUNDHATI (Roy).

Le Dieu des Petits Riens.

Gallimard, 1998, in-8°, 387 pp, jaquette illustrée. Très bon état