Référence :19346

Mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Ecuyer, Conseiller-Secrétaire du Roi, & Lieutenant-Général des chasses aux bailliage & capitainerie de la Varenne du Louvre, grande vénerie & fauconnerie de France, accusé. (Suivi de) Supplement au Mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, .., accusé en corruption de juge & calomnie. (Suivi de) Addition au Supplement du Mémoire à consulter, pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, .., accusé, servant de réponse à Madame Goezman, accusée ; au Sieur Bertrand Dairolles, accusé ; aux Sieurs Marin, gazetier de France, & Darnaud Baculard, conseiller d'ambassade, assignés comme témoins. (Suivi de) Requête d'attenuation pour le Sr Caron de Beaumarchais. (Suivi de) Quatrième mémoire à consulter pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, .., contre M. Goezman, juge accusé de subornation & de faux, Madame Goezman, & le sieur Bertrand, accusés ; les Sieurs Marin, gazetier ; Darnaud-Baculard, conseiller d'ambassade ; & consorts.

[Beaumarchais].

Sans lieu [Paris], 1774, in-12, 499 pp, cinq parties en un volume relié demi-veau havane époque, dos lisse orné de filets dorés, tranches jaunes. Manque la page de titre, sinon bon exemplaire sans rousseurs

Réédition en un volume au format in-12 des cinq mémoires de Beaumarchais dans l'affaire Goëzman. Le 17 juillet 1770, le financier Pâris-Duverney meurt et les dispositions qu'il a prises dans son testament en faveur de Beaumarchais sont contestées par le comte de La Blache, son légataire universel. Un procés s'ensuit et les biens de Beaumarchais sont finalement saisis lorsqu'en 1773 il publie à propos des agissements du rapporteur à son procès, le juge Goëzman, quatre mémoires dont l'esprit et la dialectique ont un retentissement considérable et font condamner le juge, le 26 février 1774. Ces mémoires singuliers sont encore le plus beau titre littéraire de leur auteur ; ils l'environnèrent d'une réputation bruyante qui alarma Voltaire lui-meme, jaloux de toute espèce de gloire et lui concilièrent je ne sais quelle faveur publique, dont il tira plus de force que de considération, mais qui n'en préparèrent pas moins le succés de tous ses ouvrages. (Michaud).

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