Référence :1498

Mademoiselle Aïssé. Une amoureuse romantique sous la Régence.

ANDRIEUX (Maurice).

Plon, 1952, in-8°, 297 pp, broché, couv. illustrée, bon état

"En écrivant Mademoiselle Aïssé, Maurice Andrieux renouvelle complètement le sujet. On s'attendrissait depuis plus d'un siècle, à la suite de Sainte-Beuve, sur les amours fameuses d'Aïssé, achetée en 1698 – elle avait quatre ans ! – au pied de Sainte-Sophie de Constantinople, par M. de Ferriol, conseiller du Roi, collectionneur et débauché notoire. L'enfant ravissante, élevée à Paris, oublia son pays natal au couvent des Nouvelles Catholiques, rue Sainte-Anne, et devint vite une jeune fille accomplie, une des jolies femmes les plus recherchées, chantée par Voltaire et les hommes de lettres du temps. Après avoir été la maîtresse de son vieux protecteur et résisté au Régent, elle tomba follement amoureuse du chevalier d'Aydie, gentilhomme périgourdin, familier du Luxembourg et du Palais-Royal et assez peu recommandable. La liaison célèbre dura de 1720 jusqu'à la mort d'Aïssé, en 1733. Mais Maurice Andrieux, réformant une thèse trop longtemps admise, prouve que d'Aydie a donné à Aïssé plus de souffrances que de joies. Il ne fit rien ni pour retrouver sa maîtresse, dont il eut une fille, ni pour l'assister au milieu de ses difficultés matérielles. Après avoir longtemps passé pour un modèle de fidélité amoureuse, d'Aydie devient un parfait monstre d'indifférence, l'exemple accompli de l'égoïsme masculin dans toute son horreur. Lisez ce récit et vous serez convaincu par les arguments de l'auteur." (Georges Huisman, Revue des Deux Mondes, 1952)

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