Référence :116928

Occupation et libération du territoire, 1871-1873. Correspondances.

Collectif - Adolphe Thiers, Gontaut-Biron, Saint-Vallier, von Manteuffel, etc.

P., Calmann-Lévy, 1903, 2 vol. gr. in-8°, (8)-482 et (6)-474 pp, annexes, brochés, couvertures de relais des éditions Balzac, très bon état

Réunion de 362 lettres, principalement de Thiers, du vicomte de Gontaut-Biron (ambassadeur de France à Berlin), du comte de Saint-Vallier (commissaire extraordinaire du Gouvernement français près le commandant en chef de l'armée d'occupation), du général de Manteuffel (commandant en chef de l'armée allemande) et du comte d'Arnim (ambassadeur d'Allemagne à Paris), plus 13 textes en annexe. Ces correspondances retracent les négociations entre Paris et Berlin ayant pour objet de restreindre l'étendue de l'occupation et les charges (plusieurs milliards de francs) ainsi que de fixer la date définitive de libération du territoire national. "Aux termes du traité de Francfort, signé le 10 mai 1871, une armée allemande devait occuper une partie du territoire français jusqu'au moment où l'indemnité de guerre de cinq milliards serait entièrement payée. Le 27 juin 1871, le général baron de Manteuffel en reçut le commandement ; il installa son quartier général d'abord à Compiègne, puis, le 15 septembre, à Nancy. Dès le mois de juillet, le gouvernement français avait placé à ses côtés, comme agent officiel, le comte de Saint-Vallier, diplomate de carrière, ancien ministre de France en Bavière. En janvier 1872, des relations diplomatiques régulières ayant été reprises avec l'Allemagne, Saint-Vallier reçut le titre de « commissaire général près l'armée d'occupation », tandis que M. de Gabriac, simple chargé d'affaires, était remplacé à Berlin par le vicomte de Gontaut-Biron, et que le comte d'Arnim était nommé ambassadeur d'Allemagne à Paris. C'est à ces personnages, Manteuffel, Saint-Vallier, Gontaut-Biron, d'Arnim, agissant au nom des chefs de leurs gouvernements respectifs, Thiers et M. de Rémusat, ministre des Affaires étrangères, d'une part, le roi Guillaume et Bismarck de l'autre, qu'allait incomber le soin d'assurer, dans les conditions les plus satisfaisantes, l'exécution des clauses du traité de Francfort relatives à l'occupation et à l'évacuation de la France. Et c'est une partie notable des lettres échangées au cours de leur mission que nous fait connaître aujourd'hui cette publication. Ces lettres sont au nombre de 362 : 187 dans le premier volume, 175 dans le second. Elles sont de longueur très inégale ; certaines n'ont que quelques lignes, d'autres dix pages et plus. La première est datée du 3 mai 1871, la dernière du 27 septembre 1873..." (P. Caron, Revue d'histoire moderne et contemporaine)

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